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Boule

d’Hautel, 1808 : Pour dire tête. Perdre la boule. Signifie perdre la tête, la tramontane, devenir fou.
Tenir pied à boule. Être assidu, attache à besogne, ou marquer de la tenacité dans une affaire.
Rond comme une boule. Se dit d’un homme surchargé d’embonpoint, gros, bouffi et replet.

Vidocq, 1837 : s. f. — Foire ou fête.

Vidocq, 1837 : s. f. — Tête.

Halbert, 1849 : Foire.

Larchey, 1865 : Tête. — Allusion de forme.

Polissonne de boule ! en fais-tu des caprices ?

(Les Amours de Mayeux, chanson, 1833)

Perdre la boule : Perdre la tête.

Mais Javotte a perdu la boule.

(E. de Pradel, 1822)

Boule de son : Figure couverte de rousseurs. — Celles-ci sont appelées communément taches de son. L’image est juste. — Boule de son : Pain de munition. — Il contenait autrefois beaucoup trop de son. — Boulendos : Bossu (Vidocq). — Allusion à l’effet de la bosse sous l’habit : on paraît avoir une boule dans le dos.

Delvau, 1866 : s. f. Foire, — dans le même argot [des voleurs].

Delvau, 1866 : s. f. Tête, — dans l’argot du peuple. Bonne boule. Physionomie grotesque. Perdre la boule. Ne plus savoir ce que l’on fait.

Rigaud, 1881 : Chien boule-dogue, boule-terrier.

Rigaud, 1881 : Foire, — dans le jargon des voleurs.

Rigaud, 1881 : Tête, visage. — Boule de siam, visage grotesque. — Boule de singe, personne laide.

La Rue, 1894 : Foire. Tête.

France, 1907 : Tête. Bonne boule, physionomie drôle ou sympathique ; perdre la boule, ne pas savoir ce que l’on fait ; avoir la boule détraquée. Boule de Siam, tête grotesque ; boule de neige, nègre ; boule de son, figure marquée de taches de rousseur appelées aussi taches de son.

Javotte

d’Hautel, 1808 : Surnom railleur et de mépris, que l’on donne à un homme tatillon et d’une grande loquacité ; à une commère, une tailleuse de bavettes.

Delvau, 1866 : s. f. Homme bavard, indiscret, — dans l’argot du peuple.

France, 1907 : Bavard, indiscret, chipotier. « Quelle javotte que cet Édouard ! »

France, 1907 : Nom que l’on donne à la gardeuse de véhicules des environs des Halles. Le fort qui apporte sur sa tête une manne pleine de légumes l’interpelle ainsi : Ohé ! Javotte ! La gardeuse arrive aussitôt et fait placer la marchandise dans la voiture du client.

Parlementage

d’Hautel, 1808 : Pour propos, commérage, bavardage ; discussion, conversation frivole, qui ne peut qu’être nuisible.

Rigaud, 1881 : Discours, conversation. (1824)

France, 1907 : Bavardage.

Un méchant bailli de malheur
S’avisi de rendre eun’ sentence…
Mais si j’savions l’parlementage,
Tous ces messieurs qui ont d’l’honneur
Auriont réparé not’ malheur,
En empêchant toutes leux malices
Par la bonté de leux justice.

(Les Citrons de Javotte)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique