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Abricot de la jardinière (l’)

Delvau, 1864 : La nature de la femme, — qu’elle soit jardinière ou princesse.

Alpa

Rigaud, 1881 : Vêtement. Abréviation d’alpaga. Se payer un alpa système Jardinière ou système Godchau.

Complet

Rigaud, 1881 : Vêtement complet, c’est-à-dire veston, gilet et pantalon levés sur la même pièce.

Il se sent plus à l’aise sous sa veste blanche que sous les complets que lui expédient les bons faiseurs de Londres.

(Figaro, du 11 déc. 1878)

France, 1907 : Habillement d’homme taillé dans la même toile, gilet, veston et pantalon. La grande banalité du costume, qui mous vient, comme tout ce qui est laid, d’Angleterre.

Costumé, par la Belle Jardinière,
D’un complet comme on en rêve un au ciel,
Gentlemanisé, presque officiel,
Digne des croisées dont il était l’hôte,
Et narguant enfin l’hôpital Broussais
D’un sourcil, ô vent ! que tu rebroussais,
Verlaine, vivant, entrait dans la Haute !

(Émile Bergerat)

Système

Delvau, 1866 : s. m. L’ensemble des fonctions du corps humain, et, plus spécialement, le système nerveux. Argot du peuple. Agacer le système. Ennuyer. Taper sur le système. Agacer les nerfs ; exaspérer.

Rigaud, 1881 : Un mot fort en crédit chez les ouvriers qui le mettent devant un autre avec le sens de : dans le goût de, comme chez, semblable à. — Système Jardinière, habillement complet. — Système Pinaud, chapeau haute forme. — Système ballon, grossesse etc., etc. Le champ est vaste, aussi est-il très exploité.

Virmaître, 1894 : Portion servie aux prisonniers dans les maisons centrales (Argot des voleurs). V. Bonde.

France, 1907 : Le corps. Agacer ou taper sur le système, ennuyer, exaspérer. Se faire sauter le système, se suicider. Rompre le système, irriter. S’en faire péter le système, entreprendre une besogne au-dessus de ses forces. Tu t’en ferais péter le système, expression ironique de refus.

France, 1907 : Portion servie aux détenus des maisons centrales.

Tartine

Larchey, 1865 : Elle avait le défaut d’employer de ces immenses phrases lardées de mots emphatiques, si ingénieusement nommées des tartines dans l’argot du journalisme.

(Balzac)

Pardonne-moi la longue tartine que je viens de te faire avaler, et sur laquelle j’étale depuis une heure les confitures de mon éloquence.

(Th. Gautier)

Delvau, 1866 : s. f. Article bon ou mauvais, mais surtout mauvais. Argot des journalistes. Signifie aussi Long discours, homélie ennuyeuse. Débiter des tartines. Parler longtemps.

Rigaud, 1881 : Long couplet de prose ou de vers, — dans le jargon des comédiens. — Long, filandreux et soporifique article politique, — dans le jargon des journalistes. Allusion à la longue tranche de pain enduite de confiture.

Hayard, 1907 : Chaussures.

France, 1907 : Article de journal. « La tartine, dit Edmond Texier, est cette chose en deux ou trois colonnes qu’on nomme le plus communément le premier-Paris. C’est le filet de bœuf à la jardinière du journal. » C’est n’importe quel article long et ennuyeux.

Viticulture

Delvau, 1864 : Culture des vits. Expression mise en usage par les jardinières à-matrices. — Ces dames, se basant sur ce que horticulture signifierait : culture des orties, ont créé la viticulture. Elles s’y livrent, non-seulement sans crainte, mais encore avec le désir ardent d’être souvent piquées. Que la récolte soit bonne ou mauvaise, elles s’aident entes elles, et se prêtent volontiers la main — pour l’amour de l’art.


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