Merlin, 1888 : Brillant comme du vernis. Pour arriver à ce résultat, il faut en user, de l’huile de coude !
Astiqué à l’ail (un ceinturon)
Coude (lâcher le)
Larchey, 1865 : Quitter.
Vous n’pourriez pas nous lâcher le coud’bientôt.
(Léonard, parodie, 1863)
Allusion à la recommandation militaire de sentir les coudes à gauche, en marche.
Rigaud, 1881 : Quitter. — Vous m’ennuyez, lâches-moi le coude. — Lever le coude, boire. — Huile de coude, vigueur du bras, travail manuel fatigant.
France, 1907 : Quitter. Lâche-moi le coude, laisse-moi tranquille. Prendre une permission sous son coude, s’en passer. Lever le coude, boire. « Paloignon aime à lever le coude, quand c’est le voisin qui paye. » Ne pas se moucher du coude, se faire valoir.
Huile
d’Hautel, 1808 : Pomper les huiles. Pour dire, faire débauche de vin, se griser, boire à excès.
Il tireroit de l’huile d’un mur. Se dit d’un intrigant, d’un homme hardi et entreprenant, dont la finesse est pernicieuse et nuisible.
C’est une tache d’huile qui ne s’en ira jamais. Pour dire que quelqu’un a entaché sa réputation par un fait déshonnête.
De l’huile de cotterets. Pour coup de bâton ; bastonnade.
Il n’y a plus d’huile dans la lampe. Se dit d’une personne très-avancée en âge, et qui s’en va mourant.
anon., 1827 : De l’argent.
Bras-de-Fer, 1829 : Argent.
Vidocq, 1837 : s. m. — Soupçon.
Halbert, 1849 : De l’argent.
Delvau, 1864 : Le sperme, qui est l’huile essentielle de l’amour.
Qu’après d’une douce huile je graisse le dedans,
Lorsque je la tiendrai sur le dos étendue.
Théophile.
Larchey, 1865 : Argent (Vidocq). — Tout ce qui est gras symbolise l’argent. V. Beurre, Graisse. — Huile : Soupçon (id.). — Il pénètre et s’étend comme une tache d’huile.
Delvau, 1866 : s. f. Soupçon, — dans l’argot des voyous.
Delvau, 1866 : s. f. Vin, — dans l’argot du peuple, qui oint ses membres avec cette onctueuse liqueur. Pomper les huiles. Boire avec excès.
Rigaud, 1881 : Soupçon. — Argent. — Huile de coude, vigueur de la main, force dans le poignet. — Huile de cotrets, essence de cotrets, coups de bâton.
Fustier, 1889 : Officier supérieur, dans la langue verte du troupier.
Le général convie demain dans un repas de trente couverts tous les gros bonnets militaires, ceux que les soldats appellent indifféremment les Huiles ou les Grosses légumes
(Figaro, sept. 1887)
La Rue, 1894 : Soupçon. Argent. Vin. Officier supérieur.
France, 1907 : Argent. Sans cette huile, aucun rouage de l’existence telle que nous l’a faite la civilisation ne peut fonctionner.
Le théâtre de la guerre est d’ailleurs modelé sur le théâtre du Gymnase, des Variétés ou du Vaudeville. Ce n’est pas aux répétitions, c’est à l’huile, comme on dit en style de coulisses, c’est-à-dire devant le public payant, que se jugent les ouvrages qu’on y représente.
(Henri Rochefort)
Se dit aussi pour vin.
Huile de bras
Larchey, 1865 : Vigueur corporelle. — Huile de cotterets : Coup de bâtons (d’Hautel, 1808).
Delvau, 1866 : s. f. Vigueur physique, volonté de bien faire, qui remplace avantageusement l’huile pour graisser les ressorts de notre machine. Argot du peuple. On dit aussi Huile de poignet.
France, 1907 : Force physique, énergie au travail. On dit aussi huile de coude.
Les beaux jours arrivés, plus de jeu, plus de veille ;
Embrasse en te levant ta femme et ta bouteille.
Derrière ta charrue avec tes bœufs bien gras,
Munis-toi dans les champs de bonne huile de bras.
(Alfred L. Marquiset, Rasures et Ramandons)
Huile de coude, huile à bras
Merlin, 1888 : Travail fatigant des bras. Pour bien astiquer un sac, un ceinturon, il faut user bien de l’huile de coude.
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