Delvau, 1866 : Se dit dans l’argot des faubouriens, — à propos de quiconque a l’haleine homicide.
France, 1907 : Avoir une haleine forte.
Avalé une chaise percée (avoir)
Delvau, 1866 : Se dit dans l’argot des faubouriens, — à propos de quiconque a l’haleine homicide.
France, 1907 : Avoir une haleine forte.
Avoir laissé le pot de chambre dans la commode
Delvau, 1866 : Avoir l’haleine homicide. Argot des voyous.
Haleine à la Domitien
France, 1907 : Haleine fétide. L’empereur Domitien était, disent les historiens, affligé de cette infirmité, qui fut le triste apanage des membres de la famille Bourbon. On dit aussi haleine cruelle ou homicide.
Haleine cruelle
Delvau, 1866 : s. f. C’est-à-dire fétide — dans l’argot des gens de lettres, qui ne veulent pas dire haleine homicide. Ils disent aussi Haleine à la Domitien.
Homicide
Halbert, 1849 : Hiver.
Delvau, 1866 : s. m. L’hiver, — dans l’argot des vagabonds, pour qui cette saison est en effet meurtrière.
Rigaud, 1881 : Hiver. Il tue bien des pauvres diables.
France, 1907 : L’hiver. Il tue les pauvres gens.
Quand l’homicide fut venu, père, mère et toute la nichée, garçons et filles, se serrèrent sur le même grabat. C’est le lot des pauvres diables, et l’on s’étonne ensuite de la précocité des enfants des miséreux !
(Les Propos du Commandeur)
Per fas et nefas
France, 1907 : Location latine signifiant par tous les moyens, littéralement : par ce qui est permis et par ce qui est défendu.
Si, sous un prétexte quelconque, vous admettez l’attentat à la vie humaine qui s’appelle la guerre, qu’il s’autorise de l’intérêt dynastique on du salut public, vous ne pouvez plus exciper d’une règle morale pour condamner l’homicide. Napoléon, personnification de la gloire militaire, entreprit certes des guerres iniques et gagna des batailles qui coûtèrent des centaines de mille têtes d’êtres humains. La Révolution française, créatrice de la France moderne, mit à l’ordre du jour le tribunal sommaire dont la guillotine fut l’instrument. Plus d’un souverain, pour établir son prestige et assurer la succession de sa dynastie, engagea son peuple dans des aventures sanglantes et funestes ; sous la présidence de M. Thiers, le maréchal de Mac-Mahon, vainqueur de la Commune, laissa fusiller dans les rues de Paris 25,000 Parisiens. Croyez-vous que l’individu, seul arbitre de son moi, ne possède pas des droits égaux à ceux des capitaines et des princes : qu’un jeune homme, pour donner à manger à sa mère, pour préserver sa sœur de la prostitution, ne soit pas fondé à acquérir de l’argent, per fas et nefas, en supprimant une créature inutile ou nuisible ?
(Henry Bauër, L’Écho de Paris)
Rasibus
d’Hautel, 1808 : Pour dire, tout près, tout contre.
Le coup lui passa au rasibus du nez. Pour dire, tout près du nez.
Delvau, 1866 : prép. Tout près, tout contre, au ras, — dans l’argot du peuple.
France, 1907 : Castrat.
France, 1907 : Près, tout contre, au ras, au niveau de… « J’ai coupé cet arbre rasibus la terre. »
Le chef des ennemis me lance, furieux,
Un homicide plomb que détournent les dieux ;
Sans cela j’étois mort, il tirait à merveille,
La balle me passa rasibus de l’oreille.
(Nicolas R. de Grandval, Le Vice puni)
Triangle
Delvau, 1866 : s. m. Chapeau, — dans l’argot des francs-maçons.
Delvau, 1866 : s. m. La bouche, — dans l’argot des rapins, qui se rappellent leurs principes de dessin, s’ils oublient ceux de la bienséance. Clapoter du triangle. Avoir l’haleine homicide.
France, 1907 : Bouche ; argot des artistes. Clapoter du triangle, avoir mauvaise haleine ; synonyme de trouillotter du goulot.
France, 1907 : Chapeau ; argot des francs-maçons. Allusion à l’ancienne forme des chapeaux dits à trois cornes.
Trouillotter
Delvau, 1866 : v. n. Exhaler une mauvaise odeur. Trouillotter du goulot. Avoir l’haleine homicide.
La Rue, 1894 : Puer. Trouillotter du goulot, être punais.
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