Bras-de-Fer, 1829 : Gendarme à cheval.
Virmaître, 1894 : Gendarme. Allusion aux clous qui garnissent les semelles de bottes des gendarmes (Argot des voleurs). V. Hirondelle de potence.
France, 1907 : Gendarme à cheval.
Cabot ferré
Bras-de-Fer, 1829 : Gendarme à cheval.
Virmaître, 1894 : Gendarme. Allusion aux clous qui garnissent les semelles de bottes des gendarmes (Argot des voleurs). V. Hirondelle de potence.
France, 1907 : Gendarme à cheval.
Cogne
Ansiaume, 1821 : Gendarme.
J’ai ébobi deux cognes, sans la grive je crompois.
Vidocq, 1837 : s. m. — Gendarme.
Clémens, 1840 / M.D., 1844 / un détenu, 1846 / Halbert, 1849 : Gendarme.
Delvau, 1866 : s. m. Apocope de Cognac, — dans l’argot des faubouriens.
Delvau, 1866 : s. m. Gendarme. La cogne. La gendarmerie.
Rigaud, 1881 : Cognac. — Prendre un petit cogne, histoire de se rincer la dent, prendre un petit verre de cognac, pour se rafraîchir la bouche.
Viens pitancher un verre de cogne !
(Huysmans, Marthe)
La Rue, 1894 : Gendarme. Agent.
Virmaître, 1894 : Gendarme (Argot des voleurs). V. Hirondelle de potence.
Rossignol, 1901 : Gendarme. On nomme aussi les gardiens de la paix des cognes
Acré (sauvons-nous), v’la les cognes.
Hayard, 1907 : Gendarme.
France, 1907 : Abréviation de cognac et de cognard. Ces trois mots sont dérivés du verbe cogner.
Mais une heure après, ô guignon !
La faridondaine, la faridondou,
Les cognes m’ont mis à l’abri,
Biribi !
(Georges Prud’homme, Rouge et Noir)
France, 1907 : Eau-de-vie ; abréviation de cognac. Un noir de trois ronds sans cogne, une tasse de café noir de trois sous sans eau-de-vie.
Fauvette à tête noire
Rigaud, 1881 : Gendarme, — dans l’argot moderne ; allusion aux tricornes noirs des gendarmes. — Être filé par les fauvettes à tête noire, être conduit par les gendarmes.
Virmaître, 1894 : Gendarme. Allusion au chapeau bicorne (Argot des voleurs). V. Hirondelle de Potence.
France, 1907 : Gendarme.
Hirondelle de Grève
Delvau, 1866 : s. f. Gendarme, — dans l’argot des voleurs, qui se souviennent du temps oui on exécutait en Grève. On disait autrefois, avant Guillotin, Hirondelle de potence. Les voleurs anglais disent de même : gallows bird.
France, 1907 : Gendarme, à cause des exécutions qui se faisaient autrefois sur la place de Grève. On dit aussi, comme vieux souvenir, hirondelle du potence.
Hirondelle de potence
Rigaud, 1881 : Gendarme, — dans l’argot des marins. C’est la forme nouvelle de l’hirondelle de Grève, bien que la potence ne soit qu’à l’état de souvenir.
Tourne-vis
Fustier, 1889 : Gendarme. Argot des malfaiteurs.
Le gendarme est naturellement l’obsession du repris de justice ; il le voit partout et l’a baptisé d’un nom caractéristique ; le tourne-vis.
(Figaro, février 1885)
La Rue, 1894 : Gendarme. Chapeau à cornes.
Virmaître, 1894 : Chapeau à cornes que portent les gendarmes. Ce terme s’est généralisé, il est employé pour tous les chapeaux quelles que soient leurs formes (Argot du peuple).
Virmaître, 1894 : V. Hirondelle de potence.
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