Larchey, 1865 : Corps-de-garde. — Harnais de grives : Équipement militaire. — On sait qu’au moyen âge, harnais signifiait armure.
Corps-de grives
Grive
d’Hautel, 1808 : Soûl comme une grive. Abruti par le vin, qui a perdu tout équilibre.
Ansiaume, 1821 : La troupe.
Si la grive n’étoit point arrivée, les cognes étoient marrons.
un détenu, 1846 : Troupe, soldats, police.
Halbert, 1849 : La garde, la guerre.
Larchey, 1865 : Garde, patrouille (Bailly). — Grivier : Soldat. — Dans le vieil argot, grive signifiait armée comme on le voit ici.
Les drilles ou les narquois, en revenant de la grive, en trimardant, quelquefois basourdissent les ornies.
(Vidocq)
Grive est donné par Roquefort comme synonyme de méchante, fâcheuse (on dit encore Griève). — Mot à mot, un grivier est donc pour les voleurs un vrai fâcheux. V. Cigogne.
Delvau, 1866 : s. f. La garde, — dans l’argot des voleurs, qui se rappellent peut-être que les soldats s’appelaient autrefois des grivois. Corps de grive. Corps de garde. Harnais de grive. Uniforme.
Rigaud, 1881 : Guerre. — Patrouille. — Garde républicaine.
La Rue, 1894 : La garde. La guerre. Cribler à la grive, crier à la garde.
France, 1907 : La garde, l’armée. Cribler à la grive, crier à la garde. Harnais de grive, uniforme.
Harnais
Rigaud, 1881 : Vêtement, — dans le même jargon (des voyous).
Rigaud, 1881 : Viande coriace.
Rossignol, 1901 : Vêtements. On dit d’une prostituée bien vêtue : les harnais valent mieux que la jument ; ou encore : elle est habillée en renard, la peau vaut mieux que la viande.
France, 1907 : Vêtements. Harnais de grives, équipement militaire. Laver les harnais, vendre des vêtements volés.
Harnais de grive
Vidocq, 1837 : s. m. — Uniforme, fourniment.
Rigaud, 1881 : Uniforme militaire.
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