France, 1907 : Forçat. Plaisanterie sur sa chaîne.
Chevalier de la guirlande
Décarrade
Vidocq, 1837 : s. f. — Sortie.
un détenu, 1846 : Sortie de prison.
Delvau, 1866 : s. f. Sortie, départ, fuite, — dans l’argot des voleurs.
Rigaud, 1881 : Fuite précipitée, fuite du voleur qui a la police à ses trousses. — La grande décarrade, la décarrade de la fin, la mort.
France, 1907 : Acquittement, fuite.
Cocantin, qui fait la cautionne,
Méfie-toi qu’un pierrot t’conne,
Assure-t’en, mais pas à crever ;
Puis enguirlande l’cuisinier,
Sur tézigue si l’lav’ton bavarde,
Offre-boi une décarrade.
(Hogier-Grison)
Dette de cœur (payer une)
Rigaud, 1881 : Faire honneur à un engagement souscrit par le cœur au profit des sens, — dans l’argot des grandes dames. Dans le monde faubourien, où l’on n’enguirlande pas les expressions, les femmes disent : « S’exécuter à la bonne franquette. »
Enguirlander
France, 1907 : Tromper, circonvenir.
Guirlande
France, 1907 : Chaîne de forçat appelée ainsi parce que, remontant du pied à la ceinture où elle est fixée, elle retombe en décrivant un demi-cercle dont l’autre extrémité est rattachée à la ceinture du compagnon de chaîne.
Père la Violette (le)
Delvau, 1866 : L’empereur Napoléon Ier, — dans l’argot des bonapartistes, qui disaient cela sous la Restauration, à l’époque où mademoiselle Mars était forcée d’arracher une guirlande de violettes qu’elle avait fait coudre à sa robe dans une pièce nouvelle.
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