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Couper à…

France, 1907 : Éviter une chose ; couper à la corvée.

La seule manière d’échapper à ce terrible examen eût été de couper à la manœuvre et d’être exempt de cheval : mais comment ? Le médecin-major Mouillac était inaccessible aux carottes, et les connaissait toutes dans les coins.

(Pompon, Gil Blas)

Alors, la chambrée s’étire, et, sous les charpentes, c’est un va-et-vient de frileuses guiboles, sous les liquettes fendues. Les zouaves, qui la veille fanfaronnaient pour couper aux marches, ont lancé polochons et couvertures, et ils s’habillent en braillant…

(Georges d’Esparbès)

Flageolets

Larchey, 1865 : Longues jambes flageolantes.

Il est monté sur des flageolets.

(d’Hautel, 1808)

Delvau, 1866 : s. m. pl. Jambes, — dans le même argot [du peuple]. On dit aussi Flûtes.

Rigaud, 1881 : Jambes maigres. (L. Larchey) Allusion au chétif instrument de musique de ce nom.

France, 1907 : Jambes. On dit aussi flûtes, fumerons, guibes, guiboles.

Guibole

France, 1907 : Jambe ; de gigue. Jouer des guiboles, courir.

Un bonhomme qui passait près de nous de toute la vitesse de ses vieilles guiboles nous jeta ces mots, sans s’arrêter une seconde, ni seulement tourner la tête :
— Les Prussiens !

(Sutter-Laumann, Histoire d’un Trente sous)

— Voilà, continua-t-il, en posant son verre vide sur la table, voilà comme quoi, dans mon vieil âge, je suis resté seul au monde comme un orphelin. De fois à autre, je réussissais encore à bricoler par-ci, par-là, et à me mettre un morceau de pain sous la dent ; mais, l’hiver dernier, bernique ! Les guiboles n’ont plus voulu aller… Alors, j’ai obtenu d’être placé au dépôt le Nanterre… J’y ai passé trois mois ; mais, voyez-vous, j’y ai eu trop de maux… Toute la sainte journée, il me fallait brouetter des pierres, et mal nourri avec ça… Puis, quel sale monde !

(André Theuriet)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique