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Badinguiste

Rigaud, 1881 : Terme de mépris dont se servent les ennemis du régime impérial pour désigner un partisan de Napoléon III, quand ils ont l’aménité de ne pas lui donner du « badingouin, du badingueusard ou du badin-goinfre. »

Le 4 septembre ne fut-il pas pour les badingoinfres, la plus inespérée des solutions.

(G. Guillemot, le Mot d’Ordre du 5 septembre 1877)

Badinguiste, badingoin, badingueusard, badingouinard

France, 1907 : Termes de mépris appliqués aux bonapartistes. On dit aussi Badingateux.

Chose

Larchey, 1865 : Dignité.

Tu me feras peut-être accroire que tu n’as rien eu avec Henriette ? Vois-tu, Fortuné, si tu avais la moindre chose, tu ne ferais pas ce que tu fais…

(Gavarni)

Larchey, 1865 : Embarrassé. — Du vieux mot choser : gronder. V. Roquefort.

Ma sainte te ressemble, n’est-ce-pas, Nini ? — Plus souvent que j’ai un air chose comme ça !

(Gavarni)

Ce pauvre Alfred a sa crampe au pylore, ça le rend tout chose.

(E. Sue)

Mamselle, v’là qu’vous m’rendez tout chose, je vois bien que vous êtes un esprit fort.

(Rétif, 1783)

Larchey, 1865 : Indignité.

C’est ce gueusard d’Italien qui a eu la chose de tenir des propos sur Jacques.

(Ricard)

Delvau, 1866 : adj. Singulier, original, bizarre, — dans l’argot du peuple, à qui le mot propre manque quelquefois. Avoir l’air chose. Être embarrassé, confus, humilié. Être tout chose. Être interdit, ému, attendri.

Delvau, 1866 : Nom qu’on donne à celui ou celle qu’on ne connaît pas. On dit aussi Machin. Ulysse, au moins, se faisait appeler Personne dans l’antre de Polyphème !

France, 1907 : Mot banal servant à remplacer un nom qui vous échappe. C’est le synonyme de Machin. « Quand on n’a pas la mémoire des noms propres, dit Charles Nisard, — ce qui est l’infirmité de quelques personnes, — ou quand on ne veut pas l’avoir — ce qui est la manie de beaucoup d’autres, — on se sert communément de ce mot pour désigner l’individu qu’on ne peut ou qu’on ne veut pas nommer. »

Parlons bas, Chose nous écoute.

(Comédie des Proverbes)

France, 1907 : Singulier, étrange. Je me gens tout chose, je me sens mal à l’aise. Vous avez l’air tout chose, vous paraissez malade, embarrassé.

Gueusard

d’Hautel, 1808 : Nom que l’on donne à un petit polisson, à un vaurien ; et généralement aux escrocs et aux filous.

Larchey, 1865 : Petit gueux, amicalement parlant.

Appelle-moi gueusard, scélérat, lui dis-je.

(Amours de Mahieu, chanson, 1832)

Et vous flânez souvent, gueusard

(E. Sue)

Pris aussi en mauvaise part :

Les gueusards ! ils n’ont pas seulement le courage de faire leurs mauvais coups.

(E. Sue)

Delvau, 1866 : s. m. Polisson.

Virmaître, 1894 : Rideau (Argot des voleurs). N.

France, 1907 : Polisson.

France, 1907 : Rideau.

Gueusards

Rossignol, 1901 : Seins.

Quoqueret

Halbert, 1849 : Rideau.

Delvau, 1866 : s. m. Rideau — dans le même argot [des voleurs].

Rigaud, 1881 : Rideau, — dans l’ancien argot.

Virmaître, 1894 : Rideau (Argot des voleurs). V. Gueusard.

Radicaille

Rigaud, 1881 : Parti radical. Terme de mépris dont le superlatif est radicanaille. C’est plaisir à voir comme les hommes politiques d’opinions différentes se jettent à la tête les épithètes de vaticanaille, radicanaille, républicoquin, badingueusard, et autres aménités.

Virmaître, 1894 : Ceux qui professent des opinions radicales (Argot du peuple).


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique