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Américaine

Larchey, 1865 : Voiture découverte à quatre roues.

Une élégante américaine attend à la porte de l’hôtel Rothschild. Un homme fort bien mis y monte, repousse un peu de côté un tout petit groom, prend lui-même les guides et lance deux superbes pur-sang au galop.

(Figaro)

Delvau, 1866 : s. f. Voiture découverte à quatre roues. Argot des carrossiers.

Chasseur

d’Hautel, 1808 : Un bon chasseur ne chasse jamais sur ses terres. Signifie qu’un homme adroit ne se livre à aucun écart dans les contrées, qu’il habite.

Clémens, 1840 : Celui qui vole son camarade.

Fustier, 1889 : Domestique, petit groom qui, dans les cafés et restaurants bien tenus, est à la disposition des consommateurs, pour faire leurs commissions.

France, 1907 : Sorte de jeu de billard joué généralement dans les sous-sols des cafés. Le nombre des joueurs est illimité et le droit de cagnotte se monte à dix pour cent. C’est un plateau de métal percé de trous où il faut faire arrêter la bille. Chaque trou est désigné par un nom de gibier et celui où l’on gagne est le trou du chien.

Coupe-file

Fustier, 1889 : Carte délivrée par la Préfecture de police aux membres du corps diplomatique, aux ministres, aux personnages de distinction et qui sert à couper les files de voitures, à circuler ou à stationner dans des endroits où le public ne peut ni circuler, ni stationner.

Tu ne verras pas, conduisant
Leur bois peint, tout frais reluisant,
Un groom en croupe,
Avec un coupe-file, au Bois,
Des gens qui faisaient autrefois
Filer la coupe !

(Clairon, 1882)

France, 1907 : Carte délivrée à un fonctionnaire ou à un agent de police, qui lui permet de passer par les endroits interdits à la foule.

— Les journalistes, disait Deibler, pour gagner la place de la Roquette, ont besoin de coupe-files. Moi, je m’en passe. N’ai-je point mon coupe-fioles ?

Groom

Larchey, 1865 : Petit valet.

Savez-vous ce que c’est qu’un petit groom ? Eh bien ! c’est un petit bas des reins qu’est pas plus haut que ma botte, et qui trotte comme une ablette.

(Festeau)

France, 1907 : Petit domestique ; vieux français revenu dans notre langue après s’être défiguré en Angleterre. Grome était chez nous, il y a quatre siècles, un valet ; c’est encore un valet, et non un petit valet, chez nos voisins d’outre-Manche.

Hors de page (être)

France, 1907 : Être hors de la dépendance d’autrui, être émancipé.
Cette expression vient des coutumes de l’ancienne chevalerie. À l’âge de sept ans on retirait des mains des femmes l’enfant de famille noble pour le confier à un prince, un haut baron ou un puissant chevalier qui avait un état de maison et des hommes d’armes. Sous le nom de page, de damoiseau ou varlet, il remplissait les services ordinaires de la domesticité près du châtelain où de la châtelaine. À quatorze ans, le jeune gentilhomme était mis hors de page et reçu écuyer. Il montait alors à cheval avec son maître et commençait son service militaire. Les pages survécurent à la chevalerie ; on les retrouve jusqu’à la Révolution. Napoléon les rétablit ; la Restauration les conserva, et ils furent définitivement supprimés en 1830.
En Angleterre, on appelle encore pages les petits domestiques que nous désignons du nom anglais de grooms.

Stud-groom

France, 1907 : Homme attaché à un haras ; anglicisme.

Tigre

Larchey, 1865 : Groom.

Leur chapeau à cocarde noire, leurs bottes à retroussis, leur veste bleue et leur gilet bariolé, couvrent des gamins arrachés au plaisir de la pipoche.

(A. Deriège)

Tigre :

Le rat débute et danse un pas seul ; son nom a été sur l’affiche en toutes lettres ; il passe tigre et devient premier, second, troisième sujet.

(Th. Gautier)

Delvau, 1866 : s. m. Rat, qui commence à sortir de la foule et devient troisième, puis second, puis premier sujet de la danse. Argot des coulisses.

Delvau, 1866 : s. m. Groom, petit gamin en livrée, — dans l’argot des fashionables.

Rigaud, 1881 : Élève de la danse à l’Opéra, qui a eu la chance d’être remarquée sous plus d’un rapport. Le tigre est la seconde incarnation du rat ; c’est un rat qui a fait son chemin.

Rigaud, 1881 : Urinoir des étages dans les casernes. — Pourquoi tigre ? Est-ce parce que ce récipient est altéré… d’urine comme le tigre est altéré de sang ; ou encore parce que les parois en sont tachetées.

La Rue, 1894 : Groom. Élève de la danse, à l’Opéra, un degré plus haut que le rat.

France, 1907 : Jeune danseuse de ballet ; elle vient hiérarchiquement au-dessus du rat.

Le rat débute et danse un pas seul, son nom a été sur l’affiche en toutes lettres ; il passe tigre et devient premier, second, troisième sujet.

(Théophile Gautier)

France, 1907 : Petit groom ; locution des gandins.

Son cabriolet l’attendait à la porte, attelé d’un superbe pommelé. Il jetait son carnet à quelque commis, glissait mystérieusement une adresse à son tigre, et filait vers je ne sais quel boudoir à la mode.

(Montjoyeux)

France, 1907 : Urinoir ; argot militaire.

La première nuit que je passais au régiment, j’eus le carreau comme matelas et le tigre comme voisin de lit.

(Hector France)


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