Canif dans le contrat (coup de)
France, 1907 : Commettre une infidélité conjugale et, par extension, une infidélité extra-conjugale.
— Écoutez, disait un vieux grigou à Mlle X., je vous donnerais 4.000 francs par mois, mais chaque fois que vous donnerez un coup de canif dans le contrat, vous me remettrez cinq louis.
— Merci ! fit la charmante danseuse, vous gagneriez plus que moi.
(Gil Blas)
Grigou
d’Hautel, 1808 : Terme de mépris, homme obscur et de néant ; sauvage, qu’une humeur noire et atrabilaire éloigne du commerce des hommes.
Vivre comme un grigou. Pour dire d’une manière vile et sordide, se retirer entièrement de la société.
Delvau, 1866 : s. m. Avare, homme qui vit sordidement.
Ce grigou, d’un air renfrogné
Lui dit : Malgré ton joli nez…
a écrit l’abbé de Lattaignant.
Grogou
Delvau, 1864 : Signifiait autrefois : lépreux, vieux grec. — Aujourd’hui, ce mot veut, dire : époux vieux, laid, avare et jaloux : — Othello et Bartholo réunis.
Il était une femme,
Femme d’un vieux grigou,
Toujours fermant porte et verrou.
Quand il allait en ville,
Pour plus de sureté,
Il emportait la clé.
(Vieille chanson anonyme)
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