Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Agrafer, agriffer

Rigaud, 1881 : Arrêter. Dérivé de griper, prendre avec avidité, agriper et agraper.

Agriffer

un détenu, 1846 : Saisir, empoigner, prendre au collet.

Agriffer (s’)

d’Hautel, 1808 : Se rattraper à quelque chose par les griffes qui en style populaire signifient mains. Ce verbe ne s’emploie au propre qu’en parlant des animaux à griffes, comme les chats, etc.

Chatte

Vidocq, 1837 : s. f. — Pièce de six francs. Les filles publiques sont à-peu-près les seules qui se servent de ce terme.

Delvau, 1866 : s. f. Autrefois écu de six livres, aujourd’hui pièce de cinq francs, — dans l’argot des filles.

Fustier, 1889 : Pédéraste. Argot des voleurs. Terme injurieux que s’adressent les enfants des rues.

Virmaître, 1894 : Homme aimé des pédérastes pour ses manières câlines. La femme aussi est chatte si elle est câline à ses heures, à d’autres elle sait griffer (Argot du peuple). N.

Rossignol, 1901 : Lop ou lob, gueuse, coquine, tante, fiote, copaille, tapette. Singulier masculin qui se fait mettre au féminin.

France, 1907 : Pièce de cinq francs ; argot des filles.

Graffigner

Delvau, 1866 : v. a. et n. Saisir, prendre, — dans l’argot des faubouriens. Signifie aussi Égratigner.

France, 1907 : Égratigner, griffer.

France, 1907 : Saisir.

Greffir, griffer

Rigaud, 1881 : Dérober adroitement, comme fait le chat.

Griffer

anon., 1827 / Raban et Saint-Hilaire, 1829 / Bras-de-Fer, 1829 : Prendre.

Vidocq, 1837 : v. a. — Saisir, prendre.

Delvau, 1866 : v. a. Saisir, prendre, dérober, — dans l’argot du peuple. On dit aussi Agriffer.

La Rue, 1894 : Voler. Prendre. Saisir.

France, 1907 : Creuser ; griffer un nivet, creuser un trou.

France, 1907 : Voler, prendre.

Y passer

France, 1907 : Subir l’homme ; être possédée charnellement.

Sa main m’étouffa. Je me débattis. De tout son poids étendu sur mon corps, il m’étouffait. Les veines grossirent et bleuirent à son front rouge. La barbe égratigna mes joues. Ses doigts de brute, étreignant ma bouche, m’enlevait le souffle et la voix. De l’autre poing, il déchirait, il lacérait… Tout mon effort bientôt ne visa plus qu’à me délivrer de l’étranglement ; et mes deux mains s’agriffèrent à celle qui me bâillonnait.
Répéterai-je, ici, les mots d’amour qu’il prononça ? Les voici : « Ah ! non !… tu m’as fait assez droguer… tu y passeras, je te dis ! »
S’étant acharné, il vainquit.

(Paul Adam, Le Journal)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique