Ansiaume, 1821 : Assassinat.
Nous sommes gerbés pour une escapouche sur le grand trimard.
Escapouche
Ansiaume, 1821 : Assassinat.
Nous sommes gerbés pour une escapouche sur le grand trimard.
Grand trimard
France, 1907 : Grande route.
Roulotte
Ansiaume, 1821 : Charrette.
Je préfère travailler à la roulotte sur le grand trimard.
Vidocq, 1837 : s. — Charrette, camion.
Clémens, 1840 / M.D., 1844 / Halbert, 1849 : Voiture.
Delvau, 1866 : s. f. Voiture. Grinchir une roulotte en salade. Voler sur une voiture.
Rigaud, 1881 : Voiture, charrette, camion, voiture de saltimbanque. — Grinchir une roulotte en salade, voler sur une voiture.
La Rue, 1894 : Charrette. Voiture de saltimbanque. Roulotte à treppe, omnibus.
Virmaître, 1894 : Voiture. Les voleurs qui pratiquent le vol à la roulotte disent :
— Grinchir une roulotte en salade (Argot des voleurs).
Hayard, 1907 : Voiture.
France, 1907 : Voiture, en général ; argot populaire.
Un coupé s’était en effet détaché de la file pendant que nous parlions — pauvre roulotte de remise prise cher un modeste loueur, dont la médiocrité contrastait singulièrement avec les autres équipages somptueusement attelés dont les chevaux piaffaient dans la longue rue.
(Paul Bourget, Trois âmes d’artistes)
Voiture de forain.
Cependant deux voitures, de celles que dans le monde des saltimbanques où appelle des roulottes, descendant la côte de Champs, trainées par des chevaux efflanqués et de couleur indécise : dans le calme du soir on entendait les mécaniques serrées grincer et les essieux crier avec la plainte lamentable des choses détraquées.
(Hector Malot, Zyte)
Roulotte du grand trimard
France, 1907 : Wagon.
Sautage (faire le)
Ansiaume, 1821 : Voler et sauter à terre.
Ils font le sautage sur le grand trimard pendant la sorgue.
Sorgue
Ansiaume, 1821 : Nuit.
Il ne faut suivre le grand trimard que de sorgue.
Raban et Saint-Hilaire, 1829 / Bras-de-Fer, 1829 : Nuit.
Vidocq, 1837 : s. — Nuit.
Clémens, 1840 : Nuit.
M.D., 1844 / M.D., 1844 : La nuit.
un détenu, 1846 : Nuit.
Halbert, 1849 : La rue.
Larchey, 1865 : Soirée, nuit. — Roquefort donne sorne avec la même signification. V. Baïte, Chenu, Billon.
Sorguer : Passer la nuit.
Content de sorguer sur la dure, va, de la bride (chaîne) je n’ai pas peur.
(Vidocq)
Delvau, 1866 : s. f. Nuit, — dans l’argot des voleurs. Les Maurice La Châtre de Poissy prétendent qu’il faut écrire Sorgne.
Rigaud, 1881 : Nuit, soir. — Sorgabon, bonsoir, bonne nuit ; qui ne vient pas du tout du basque gabon, bonsoir, comme l’a avancé V. Hugo. Sorgabon, c’est bon sorgue retourné.
La Rue, 1894 : Nuit. Sorguer, dormir.
Virmaître, 1894 : La nuit (Argot des voleurs).
Rossignol, 1901 : La nuit.
Hayard, 1907 : Nuit.
Trimar, trimard
France, 1907 : Route, chemin. Aller sur le trimard, voyager. Travailler sur le grand trimard, dévaliser, voler sur les grands chemins ; argot des voleurs et des vagabonds, du verbe trimer, marcher beaucoup avec fatigue.
Moi, j’suis pas né faubourg Germain
(En v’là d’un quartier que j’détesse),
Sans m’la fouler j’vas mon p’tit ch’min
Comm’ l’empoyé d’la p’tit’ vitesse :
Tous les soirs j’descends sur l’trimard
Ma marmit’, pour qu’alle y turbine,
Et, pendant qu’la goss’ fait son quart,
J’m’en vas m’envoyer eun’ chopine.
(É. Blédort)
Trimard
Ansiaume, 1821 : Chemin.
Dans la sorgue de la fourmillante sur le trimard.
anon., 1827 : Chemin.
Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Chemin. Faire suer le chêne sur le grand trimard, assassiner sur la grande route.
Bras-de-Fer, 1829 : Chemin.
Vidocq, 1837 : s. m. — Chemin.
(Le Jargon, ou Langage de l’Argot moderne)
Halbert, 1849 : Chemin.
Virmaître, 1894 : Chemin. Grand trimard : grande route (Argot des voleurs).
Rossignol, 1901 : Chemin, route. Un ouvrier qui va de ville en ville chercher du travail, va sur le trimard.
Hayard, 1907 : Chemin.
Trimard (grand)
Ansiaume, 1821 : Grande route.
Mon phlanchet, mot, c’est sur le grand trimard.
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