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Goualante

Vidocq, 1837 : s. f. — Chanson.

Delvau, 1866 : s. f. Chanson, — dans l’argot des voleurs.

Rigaud, 1881 : Chanson. Goualer, chanter. Goualeur, goualeuse, chanteur, chanteuse. Vient de gueuler. Goualer à la chienlit, crier au voleur.

La Rue, 1894 : Chanson. Goualer, gueuliber, chanter. Signifie aussi avouer à la justice.

Rossignol, 1901 : Chanson.

France, 1907 : Chanson.

Des bandits chez les Angliches y en a eu des tripotées, et c’est à force de crapuleries que la gouvernance, aidée des curés, a fait disparaître cette bonne graine. Y a des quantités de goualantes, là-bas, qui vantent les coups de main de Robin Hood.

(Almanach du Père Peinard, 1894)

anon., 1907 : Chanson.

Goualer

Vidocq, 1837 : v. a. — Chanter.

M.D., 1844 / Halbert, 1849 : Chanter.

Larchey, 1865 : Chanter. — Vient, comme gueuler, du vieux mot goule (gula) : gosier. — Goualeur, leuse : Chanteur, teuse.

Delvau, 1866 : v. a. et n. Chanter. On dit aussi Galouser.

Virmaître, 1894 : Chanter. On se souvient de la goualeuse des Mystères de Paris. La goualante signifiant chanson, la chanter, goualer, cela va de soi (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 / Hayard, 1907 : Chanter.

France, 1907 : Chanter ; du vieux mot goule, gosier, gueule.

Goualer en douce

France, 1907 : Fredonner.

Mais ce qui le rendait plus beau que tout, c’est que sa fatuité avait un air de souveraine indifférence.
L’air, et aussi la chanson, ma foi !
Car il ne se contentait pas de répondre aux sourires, aux œillades et aux pst pst, en n’y répondant pas. Il y ripostait, quand il avait fini de goualer, en gouaillant, par un haussement d’épaule, un clignement de paupière qui rigolait, un méprisant retroussis de lèvre qui disait très clairement :
— Ce n’est pas pour vous que le four chauffe, mes petites chattes !

(Jean Richepin)

Goualeur

un détenu, 1846 : Chanteur des rues.

Halbert, 1849 : Chanteur.

Delvau, 1866 : s. m. Chanteur des rues. Goualeuse. Chanteuse.

Goualeur, -euse

Vidocq, 1837 : s. — Chanteur, chanteuse.

Goualeur, goualeuse

La Rue, 1894 : Chanteur, chanteuse.

France, 1907 : Chanteur, chanteuse.

— Dis donc, la Goualeuse, est-ce que tu ne vas pas nous goualer une de tes goualantes ?

(Eugène Sue, Les Mystères de Paris)

Goualeuse

M.D., 1844 / Halbert, 1849 / Rossignol, 1901 : Chanteuse.

Pousser la goualante

Fustier, 1889 : Chanter. (V. Delvau : Goualer.)

Robignole

Virmaître, 1894 : Mot employé comme superlatif d’admiration pour une chose extraordinaire « qui dépasse l’imagination. »
— Une évasion audacieuse, c’est robignol.
— La môme est robignol, elle gouale sans cesse.
Robignol, en ce cas, est pour joyeux et joyeuse (Argot des voleurs).

France, 1907 : Petite boule de liège dont on se sert pour le jeu de cocanges.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique