France, 1907 : Amusant ; argot des canuts.
— Dites donc, Georgette, savez-vous que ce n’est guère canant de travailler comme ça sans pouvoir se renacler un moment !
(Joanny Augier, Le Canut)
Canant
France, 1907 : Amusant ; argot des canuts.
— Dites donc, Georgette, savez-vous que ce n’est guère canant de travailler comme ça sans pouvoir se renacler un moment !
(Joanny Augier, Le Canut)
Dégeler (se)
La Rue, 1894 : Se déniaiser, se dégourdir.
France, 1907 : Se déniaiser, se dégourdir.
Ne te semble-t-il pas que la petite Georgette s’est joliment dégelée depuis sa sortie du couvent ?
— Bah ! ce n’était qu’une couche de givre. Un baiser de son cousin le cuirassier l’a fait fondre.
(Les Propos du Commandeur)
Gale
d’Hautel, 1808 : La gale ni l’amour ne peuvent se cacher. Parce que ces deux maladies ont des signes visibles ; des indices certains.
Qui a la gale la gratte. Synonyme de qui se sent morveux se mouche.
Delvau, 1866 : s. f. Homme difficile à vivre, ou agaçant comme un acarus, — dans l’argot du peuple. On dit aussi Teigne.
France, 1907 : Personne désagréable, acariâtre, méchante.
Georgette passait à juste titre pour une gale et elle avait entre les mains des liasses de lettres plus que compromettantes, de ces diablesses de lettres qui s’abattent un jour comme un paquet de mitraille dans un ménage heureux et y creusent d’irréparables brèches…
(R. Maizeroy)
Georget
Halbert, 1849 : Gilet.
France, 1907 : Gilet. Est-ce à cause de la forme des gilets du célèbre médecin aliéniste de ce nom, mort en 1828 ?
Gilmont
Vidocq, 1837 : s. m. — Gilet.
Delvau, 1866 : s. m. Gilet, — dans l’argot des voleurs. On dit aussi Georget.
Rigaud, 1881 : Gilet, — dans l’ancien argot.
La Rue, 1894 : Gibet.
France, 1907 : Déformation de gilet.
Gourde
d’Hautel, 1808 : Une gourde. Calebasse dans laquelle on met du vin ou des liqueurs pour se réconforter en voyage.
Un gros gourdin. Pour tricot, gros bâton.
Fustier, 1889 : Niais, imbécile.
La Rue, 1894 : Boucle d’oreille. Benêt.
Virmaître, 1894 : Homme pâteux, paysan mal dégrossi. Au superlatif : crème de gourde (Argot du peuple). N.
France, 1907 : Boucle d’oreille.
France, 1907 : Sot.
Georgette continue de se lamenter ! Dame ! le vicomte représentait vingt-cinq mille francs par an ; et solide, le Breton ! Leur liaison avait débuté par de la passion, et regrets de l’argent et regrets de l’amant, Georgette mêle tout dans une seule exclamation…
— Faut-il que je sois gourde… Faut-il que je sois gourde !
(Jean Ajalbert)
— Quand par malheur je hasardais une timide observation, j’étais immédiatement gratifié d’une foule de qualificatifs empruntés, pour la plupart, au règne végétal.
Les plus doux étaient ceux de gros melon, de cornichon, de gourde, etc., quand elle ne prétendait pas que je n’étais bon qu’à manger du foin.
(Marc Mario)
Voir que du feu (n’y)
Delvau, 1866 : Être trompé par un beau parleur ; être ébloui par des promesses brillantes.
France, 1907 : Ne rien voir.
C’matin, la troup’ quitta l’village
Et ma sœur suivit le lieut’nant
Afin d’fair son apprentissage
De vivandièr’ du régiment.
Alors, grand-père me dit : Georgette,
Pour sauver l’honneur, sacrebleu !
Il faut prendr’ la plac’ de Jeannette,
Monsieur l’mair n’y verra qu’du feu.
(Villemer-Delormel, La Fausse Rosière)
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