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Gazouiller

Halbert, 1849 : Parler.

Larchey, 1865 : Parler. — Mot de langue romane. V. Roquefort.

Laquelle de tous les deux qu’a le plus de choses dans le gazouillage.

(Vadé, 1788)

Delvau, 1866 : v. n. Parler, — dans l’argot des faubouriens. Signifie aussi Répondre.

Rigaud, 1881 : Sentir mauvais. Le gaz répand une odeur insupportable ; d’où gazouiller dans le sens de puer.

Oh ! là, là, ça gazouille, dit Clémence, en se bouchant le nez.

(É. Zola)

La Rue, 1894 : Puer.

France, 1907 : Parler.

France, 1907 : Sentir mauvais ; jeu de mot sur gaz. Avoir une fuite de gaz dans l’estomac, avoir mauvaise haleine.

— Oh ! là, là ! ça gazouille, dit Clémence en se bouchant le nez.

(Émile Zola)

Jaspiner

d’Hautel, 1808 : Jaser, bavarder, etc. Ce verbe du vieux langage est encore en usage parmi le peuple.
Jaspiner bigorne. En terme d’argot, signifie, entendre et parler le langage des filous, des voleurs.

anon., 1827 : Parler.

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Parler, bavarder.

Vidocq, 1837 : v. a. — Parler. Terme des voleurs parisiens.

Clémens, 1840 : Parler, dire.

M.D., 1844 : Causer.

un détenu, 1846 : Parler sur quelqu’un, bavarder.

Halbert, 1849 : Parler, raconter.

Larchey, 1865 : Parler, causer. — Diminutif de Jaser.

Ils jaspinaient argot encore mieux que français.

(Grandval, 1723)

Alle voulut jaspiner avec moi.

(Vadé, 1788)

Je lui jaspine en bigorne : « N’as tu rien a morfiller ? »

(Vidocq)

Delvau, 1866 : v. a. et n. Parler, bavarder. Jaspiner bigorne. Entendre et parler l’argot. V. Bigorne. En wallon, Jaspiner c’est gazouiller, faire un petit bruit doux et agréable comme les oiseaux.

La Rue, 1894 : Parler.

Virmaître, 1894 : Signe convenu d’aboyer sur la voie publique pendant que des complices dévalisent les poches des badauds (Argot des voleurs).

Rossignol, 1901 : Parler, causer.

Hayard, 1907 : Parler.

France, 1907 : Parler, bavarder.

Pas plus tard que la semaine dernière, jaspinant à propos de la journée de huit heures, je disais : Il ne tient qu’aux prolos de réduire la durée de la journée de travail, — qu’ils le veuillent et ça sera fait.

(Le Père Peinard)

Mon fils se faisois grand : dès sa quinzième année
Il fit voir qu’il avoit l’âme noble et bien née ;
Il jaspinoit argot encor mieux que François,
Il voloit joliment, et tuoit quelquesfois ;
Peut-être il me sied mal de tenir ce langage,
Mais à la vérité je dois ce témoignage.

(Nicolas R. de Grandval, Le Vice puni)

Jadis, pour être avocat, il ne suffisait point de savoir parler — jaspiner, disaient des clients. Pas plus que, pour être juge, il me suffisait de siéger. De ce que l’un incarnait la justice, de ce que l’autre représentait le droit, il leur était demandé de conformer un peu leur personne à leur mission, leur vie privée à leur vie publique — et le décorum n’était point que le manteau de Japhet, dissimulant les turpitudes humaines.

(Séverine)

Secsa

France, 1907 : À titre de curiosité nous donnons cette appellation que les incroyables avaient constamment à la bouche et qu’ils zézéyaient à propos de tout et à propos de rien, en clignant de l’œil derrière leurs vastes lunettes. « C’était, dit Louis Combes, dans ses Curiosités révolutionnaires, tout simplement l’interrogation : Qu’est-ce que c’est que ça ? que les lois du suprême bon ton obligeaient à gazouiller : Secsa ? »


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique