Rigaud, 1881 : Chat, rat, — dans le jargon des chiffonniers. C’est le nom du chat et du rat dans leurs rapports avec la hotte.
France, 1907 : Homme rusé et retors.
Gaspard
Rigaud, 1881 : Chat, rat, — dans le jargon des chiffonniers. C’est le nom du chat et du rat dans leurs rapports avec la hotte.
France, 1907 : Homme rusé et retors.
Picton
Ansiaume, 1821 : Vin.
Le picton est mâte. Nous étions tous de chérence.
anon., 1827 / Raban et Saint-Hilaire, 1829 / Bras-de-Fer, 1829 : Boisson.
Vidocq, 1837 : s. m. — Vin.
Clémens, 1840 / un détenu, 1846 : Vin.
Delvau, 1866 : s. m. Vin bleu, sûret, — dans l’argot du peuple, qui se pique la langue et le nez en en buvant, surtout comme il en boit. « Il en boit comme un Poitevin, » dirait un étymologiste en s’appuyant sur les habitudes d’ivrognerie qu’on prête aux Pictones.
Rigaud, 1881 : Petit vin nouveau.
Vive le picton, Le picton a du bon.
(Louis Huart, Ulysse ou les porcs vengés)
Un coup d’picton / Moi je m’en fiche / Il faut que j’liche / Un coup d’picton, / J’aime bien mieux l’huil’ que l’ coton.
(B. Dorilas, Un coup de picton)
France, 1907 : Vin. C’est avec le vin qu’on se pique le nez. Le jus de la treille a dans la langue des ouvriers et des voleurs nombre de qualificatifs dont voici les principaux : bleu, petit bleu, gros bleu, briolet, ginglet, ginglard, huile, pive, pivois, vinasse, etc.
Encore un coup d’picton,
La mère Gaspard, il n’est pas tard,
Encore un verre ;
Encore un coup d’picton
Pour nous mettre à la raison.
(Vieille chanson)
Soiffans picton sans lance,
Pivois non maquillé.
(Chanson argotique)
Plume !
France, 1907 : Exclamation ironique employée dans l’argot militaire pour indiquer qu’on passe la nuit au corps de garde ou à la salle de police.
— Hé ! Truffard, viens-tu avec moi en griller une à côté d’un bock chez la mère Gaspard ? — Plume !
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