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Garnafe

Rigaud, 1881 : Fermier, — dans l’ancien argot.

La Rue, 1894 : Ferme. Garnafier, fermier.

France, 1907 : Ferme ; corruption de grenasse, de l’argot des chauffeurs de l’an VIII. « Grenasse et grenassier, c’est le grand grenier à blé et l’homme qui travaille à le remplir. Les fermes du Nord et de la Beauce, où opéraient jadis les chauffeurs, étaient des fermes de céréales. » (Lorédan Larchey)

Garnafier

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Fermier, cultivateur.

Bras-de-Fer, 1829 : Fermier.

Larchey, 1865 : Fermier. — Garnafle : Ferme (Vidocq).

France, 1907 : Fermier ; corruption de grenassier.

— J’ai eu tort de ne pas refroidir tous les garnafiers que j’ai mis en suage, je n’en aurais pas le taf aujourd’hui.
— Allons boire un coup, bonhomme.
— Ceci n’est point de refus.

(Marc Mario)

Garnafier, -ère

Vidocq, 1837 : s. — Fermier, fermière, paysan, paysanne.

Suage

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Torture. Mettre en suage, faire subir des tortures.

Vidocq, 1837 : s. m. — Chauffage.

Larchey, 1865 : Assassinat.

Nous voulons bien maquiller le suage de ton rochet, mais à la condition de tout connir. Il n’y a que les refroidis qui ne rapliquent nibergue.

(Vidocq)

Faire suer : Assassiner. — Mot à mot : Faire suer du sang. — V. Chêne.

Delvau, 1866 : s. m. Assassinat, — dans l’argot des voleurs. Signifie aussi Chauffage.

Rigaud, 1881 : Assassinat. — Maquiller un suage, combiner un assassinat.

La Rue, 1894 : Assassinat. Torture. Mettre en suage, brûler les pieds.

France, 1907 : Assassinat. Mettre en suage, c’était, dans l’argot des chauffeurs, faire griller les pieds de la victime.

Si j’avais refroidi tous les garnafiers que j’ai mis en suage, je n’aurais pas le taf aujourd’hui.

(Vidocq)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique