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Aimer au chasse

Virmaître, 1894 : Aimer à l’œil, faire une queue à son souteneur avec un passant galbeux (Argot des filles). N.

Couille en bâton

France, 1907 : Bêtise, chose sans valeur.

Un tas de bougres… nous serineront que la conquête des municipalités est un truc galbeux. À cela, les paysans pourront répondre que c’est de la couille en bâton : pour ce qui les regarde, y a une quinzaine d’années qu’ils ont fait cette garce de conquête et ils n’en sont pas plus bidards pour ça.

(Almanach du Père Peinard, 1894)

Galbeux

Delvau, 1866 : adj. Qui a du chic, une désinvolture souverainement impertinente, — ou souverainement ridicule.

Rigaud, 1881 : Qui a du galbe, de l’élégance, — dans le jargon des peintres.

Rien ne vaut encore le bon gommeux disant, avec son accent à lui, du vaudeville qu’on vient de jouer : « C’est excessivement galbeux, tout ce qu’il y a de plus galbeux ! »

(Figaro du 5 nov. 1878)

Le mot galbeux, parti des ateliers d’artistes, est un mot qui a fait son chemin. Il est très fréquemment employé, non seulement par les gommeux, mais encore par les ouvriers.

Virmaître, 1894 : Avoir du galbe, posséder un visage correct et avenant. On dit d’une jolie fille :
— Elle est galbeuse.
Au superlatif : elle est truffée de galbe (Argot des filles).

Rossignol, 1901 : Être beau ou bien mis, c’est être galbeux.

Galbeux, galbeuse

France, 1907 : Personne mise à la dernière mode.

— Tu es très galbeux, Symphorien. Monte encore un peu ton pantalon, car on ne voit pas assez tes chevilles et tes élastiques ! La mode est aux élastiques.

(Dubut de Laforest, L’Homme de joie)

Le mot est employé adjectivement, dans le sens de bon, excellent.

Les cambrioleurs de notre époque n’ont plus ces galbeuses façons : ils sont trop égoïstes et ne s’attaquent pas assez aux riches. — aussi, y a pas à dire, ils sont mal vus du populo.

(Almanach du Père Peinard, 1894)

Comment cela finira-t-il ? — Oh ! ce n’est pas bien compliqué ; ça finira, comme toutes les sociétés décrépites, par un cataclysme qui démantibulera le vieux monde. Et de ces ruines sortir une société galbeuse où sera inconnu le vol, — légal ou illégal — où nul n’exploitera son voisin, où chacun turbinera à sa guise, ou personne n’aura intérêt à faire des mistoufles à son semblable.

(La Sociale, 1896)

Trêpe

France, 1907 : Assemblage de gens bien mis, cossus.

La mort du père Lunette va donner peut-être pour quelque temps une vie nouvelle au petit bouchon de la rue des Anglais : il est probable qu’on y verra ces jours-ci du trêpe en quantité plus fournie (du trêpe, c’est-a-dire des gens galbeux, avec un tuyau de poêle sur la tête).

(La Nation)

France, 1907 : Foule, du vieux français trêper, marcher, argot des voleurs, ou du vieux provençal trêpe, troupeau.

Sur la placarde de vergne
Il nous faudrait gambiller,
Allumés de toutes ces largues,
Loufa malura dondaine,
Et du trêpe rassemblé,
Lonfa malura dondé.

(Vidocq)

S’ébattre dans le trêpe, aller çà et là dans la foule. Roulotte à trêpe, omnibus.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique