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Débardeur

Delvau, 1866 : s. m. Type du carnaval parisien, inventé il y a une trentaine d’années, et dont il ne reste plus rien aujourd’hui que ce léger fusain :

Qu’est-ce qu’un débardeur ? Un jeune front qu’incline
Sous un chapeau coquet l’allure masculine,
Un corset dans un pantalon.
Un masque de velours aux prunelles ardentes,
Sous des plis transparents des formes irritantes,
Un ange doublé d’un démon.

Rigaud, 1881 : Personnage carnavalesque à la mode en 1840. Le costume du débardeur mâle, comme celui du débardeur femelle, consistait en un large pantalon de toile ou de velours, serré à la taille par une ceinture, chemise bouffante, perruque et chapeau gris haute forme. Le débardeur femelle remplaçait le chapeau par le bonnet de police, et naturellement la chemise était aussi échancrée que le permettait l’indécence.

France, 1907 : Personnage de carnaval dont le costume n’a pourtant rien de commun avec celui des débardeurs des quais. On trouve dans Barthet cette flatteuse définition du débardeur femelle :

Qu’est-ce qu’un débardeur ?… Un jeune front
…qu’incline,
Sous un chapeau coquet, l’allure masculine,
Un corset dans un pantalon,
Un masque de velours aux prunelles ardentes,
Sous des plis transparents des formes irritantes,
Un ange doublé d’un démon.

Fusain

Virmaître, 1894 : Curé. Allusion au vêtement noir (Argot du peuple).

Hayard, 1907 : Curé.

France, 1907 : Prêtre.

Réac

Larchey, 1865 : Réactionnaire. — Date de 1848.

Il s’agira seulement d’applaudir nos orateurs — et d’aplatir les réacs.

(Chenu)

Delvau, 1866 : adj. et s. Bourgeois, réactionnaire, — dans l’argot des faubouriens. Le mot date de 1848.

Rigaud, 1881 : Réactionnaire. Le réactionnaire de 1848 est devenu le conservateur de 1876.

France, 1907 : Réactionnaire ; argot populaire.

Est-il besoin d’ajouter que les trois rivaux firent une énorme dépense d’impression, de papier et de colle de pâte, et que les affiches de chacun d’eux furent immédiatement souillées par le parti adverse des inscriptions les plus outrageuses ? Ainsi, sur le boniment du docteur Dumuffle, ou put lire : « À bas les voleurs ! » et, sur la profession de foi de M. des Muffliers : « Mort au réac ! » Quant au programme du jeune Mufflet, partout il fut sabré au fusain d’une citation — oh ! très courte, un seul mot, — empruntée aux œuvres complètes du général Cambronne.

(François Coppée)

J’suis réac, en politique,
Mais mon magot s’arrondit
Et… grâce à la République…
Jamais rien n’me réussit.

(Victor Meusy, Chansons d’hier et d’aujourd’hui)

Sœurs de sainte-empoigne

France, 1907 : Voir Fusains.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique