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Chopin

anon., 1827 : Objet volés.

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Vol, objet volé.

Bras-de-Fer, 1829 : Coup.

Vidocq, 1837 : s. m. — Vol.

M.D., 1844 : Sac d’argent.

Halbert, 1849 : Objet volé.

Larchey, 1865 : Vol.

Quand un voleur fait de la dépense, c’est qu’il a fait un chopin.

(Canler)

Delvau, 1866 : s. m. Objet volé ; coup ; affaire. Bon chopin. Vol heureux et considérable. Mauvais chopin. Vol de peu d’importance, qui ne vaut pas qu’on risque la prison.

Rigaud, 1881 : Profit, réussite, bonne aubaine, — dans le jargon des voleurs.

La Rue, 1894 : Profit, bonne aubaine. Petit vol. Coup, affaire.

Rossignol, 1901 : Bonne affaire.

France, 1907 : Objet volé, vol. Faire un chopin, commettre un vol.

Travaillant d’ordinaire
La sorgue de Pantin,
Dans mainte et mainte affaire,
Faisant très bon chopin.

(Winter)

— Rarement le pante met sa bougie dans son pardessus… Non ! il y a autre chose… des fois on trouve des papiers, des babillardes, et c’est là le meilleur chopin.

(Ed. Lepelletier, Les Secrets de Paris)

J’pourrais m’frusquiner en rupin,
Mais j’ai l’air baluch’ sans patente,
Et pis, va donc faire un chopin
Quand tu veux êt’ pris pour eun’ pante !

(Blédort)

Crompe

Ansiaume, 1821 : Évasion.

Mon camarade m’a empêché de cromper, j’étois déjà renfrusquiné.

Défrusquer

Vidocq, 1837 : v. a. — Déshabiller.

Larchey, 1865 : Déshabiller. V. Frusque.

Delvau, 1866 : v. a. Dépouiller quelqu’un de ses vêtements, — dans l’argot des faubouriens. On dit aussi Défrusquiner. Se défrusquer. Se déshabiller.

Rossignol, 1901 : Se dévêtir, retirer ses frusques.

France, 1907 : Déshabiller, voler à quelqu’un ses vêtements.

Défrusquer, défrusquiner

Rigaud, 1881 : Déshabiller. — Voler des vêtements.

Défrusquiné

Halbert, 1849 : Déshabillé.

Défrusquiner

Ansiaume, 1821 : Déshabiller.

En défrusquinant la falourde engourdie j’ai trouvé le filoche.

anon., 1827 : Déshabiller.

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Déshabiller. Défrusquiner les momes, voler les habits des enfants.

Bras-de-Fer, 1829 : Déshabiller.

Désenfrusquiner (se)

Delvau, 1866 : Se déshabiller, — dans l’argot des faubouriens.

France, 1907 : Se déshabiller. Retirer ses frusques.

Falourdes

d’Hautel, 1808 : Dire des falourdes. Gausser, bourder, débiter des mensonges et des gasconnades.
Cela vaut une falourde. Se dit quand on s’est échauffé par un exercice ou par un travail pénible auquel on n’est pas accoutumé.

Ansiaume, 1821 : Corps morts.

Il a exbalancé les falourdes après les avoir défrusquinées.

Frusques

Clémens, 1840 : Habillement.

Halbert, 1849 : Habillements.

Larchey, 1865 : « Les vêtements, en terme générique, sont des frusques ; une pelure est un habit ou une redingote ; le pantalon est un montant. » — Mornand. Vient de l’ancien mot frusquin : bien mobilier. V. Roquefort. — Frusquineur : Tailleur.

Delvau, 1866 : s. f. pl. Vêtements en général, — dans l’argot des faubouriens. Frusques boulinées. Habits en mauvais état.

Boutmy, 1883 : s. f. pl. Vêtements : On a gardé ses frusques au garni. Commun aux autres argots parisiens.

La Rue, 1894 : Vêtements. Frusquer, vêtir. Frusqueur, tailleur.

Virmaître, 1894 : Vêtements. Pour indiquer des habits en mauvais état, on dit des frusques boulinées. Quand ils sont tout à fait effilochés, on dit que l’on pourrait y accrocher toute une batterie de cuisine (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 : Vêtements.

Passez-moi mes frusques, que je me fringue.

Hayard, 1907 : Vêtements.

France, 1907 : Vêtements.

En mil huit cent quatre-vingt-dix
Comme au temps des décors étrusques,
La femme éprise d’Amadis
Aime à porter de belles frusques.

(Théodore de Banville)

Elle le suivit dans sa garnison. Puis, prise d’ennui, un beau matin où le sous-lieutenant manœuvrait au polygone, elle emporta ses bijoux et ses frusques et prit le train avec un hercule de foire dont elle avait admiré les robustes épaules.

(René Maizeroy)

Frusques boulinées, habits en mauvais état.

Frusquiner

Ansiaume, 1821 : Habiller.

Nous étions frusquinés en griviers pour suivre le trimard,

anon., 1827 / Raban et Saint-Hilaire, 1829 / Bras-de-Fer, 1829 / Halbert, 1849 / France, 1907 : Habiller.

Frusquiner (se)

Delvau, 1866 : v. réfl. S’habiller.

Rigaud, 1881 : S’habiller. — Frusquineur, tailleur.

Frusquineur

Vidocq, 1837 : s. m. — Tailleur.

Delvau, 1866 : s. m. Tailleur.

France, 1907 : Tailleur.

Lisette

Ansiaume, 1821 : Veste.

Si tu lisette peut m’aller, je suis renfrusquiné.

Larchey, 1865 : Gilet long. V. Tirant. — Doit avoir la même racine que Lice.

Delvau, 1866 : s. f. Gilet long, — dans l’argot des voleurs.

Rigaud, 1881 : Gilet long ; gilet de cocher.

La Rue, 1894 : Gilet long.

France, 1907 : Gilet long.

Son frusque, aussi sa lisette
Et ses tirants brodanchés
Crompe, crompe, mercandière,
Lonfa, malera, dondaine,
Car nous serions béquillés
Lonfa malera dondé.

France, 1907 : Petit couteau pour enfants.

Pigousse (défleurir la)

Ansiaume, 1821 : voler du linge qui sèche.

En allant à la campagne, j’ai défleuri la pigousse pour m’en renfrusquiner.

Renfrusquiné

Ansiaume, 1821 : R’habillé.

Il étoit si bien renfrusquiné que les cognes ne l’ont pas connoblé.

Renfrusquiner

Ansiaume, 1821 : R’habiller quelqu’un.

À peine étois-je renfrusquiné que je fus reconduit au collège.

un détenu, 1846 : S’habiller des pieds à la tête.

France, 1907 : Habiller à neuf. Renfrusquiner pour la sèche, ensevelir.

Renfrusquiner (se)

Delvau, 1866 : v. réfl. S’habiller à neuf avec des vêtements d’occasion, — dans l’argot des ouvriers.

Rigaud, 1881 : S’habiller.

Renfrusquiner pour la sèche

Rigaud, 1881 : Ensevelir ; mettre un corps au cercueil, — dans le jargon des voleurs.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique