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Dandée

Fustier, 1889 : Coup, frottée. (V. Delvau : Dandinette.)

Qui a composé cette chanson ?
C’est un Cotric tourangeau
Par joie et satisfaction
D’ la dandée de ce Morvandiau.

(Chanson, 1884)

Froteska

Delvau, 1866 : s. f. Correction, frottée, — dans l’argot du peuple, qui a saisi cette occasion de donner un nom de plus à la danse qu’il a inventée pour son plaisir et pour sa défense.

France, 1907 : Correction, danse, bonne frottée ; du nom d’une danse polonaise.

Frottée

Delvau, 1866 : s. f. Coups donnés ou reçus, — dans l’argot du peuple.

Virmaître, 1894 : Recevoir une bonne frottée ou la donner. Se battre (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 : Donner des coups a quelqu’un, c’est lui flanquer une frottée.

France, 1907 : Correction.

Frotter

d’Hautel, 1808 : Battre, rosser, étriller.
Il a été frotté. Pour on lui a donné sur les doigts, sur les oreilles ; il n’a pas été le plus fort.
Se frotter au pilier, s’associer à une cotterie, à une cabale.
Il ne faut pas s’y frotter. Pour il ne faut pas s’y fier.

Larchey, 1865 : « Battre, rosser. » — d’Hautel, 1808. — On dit aussi : Donner une frottée.

Delvau, 1866 : v. a. Battre, donner des coups. On dit aussi Frotter les reins et Frotter le dos.

Virmaître, 1894 : Faire la cour à une femme.
— Elle est rien raide, faut pas s’y frotter (Argot du peuple). N.

Frotter le lard (se)

Delvau, 1864 : Faire l’acte copulatif, qui consiste en effet dans le frottement des chairs de ces deux cochons qui s’appellent deux amants.

Toutes les fois qu’on t’a frottée,
Tu ne me l’es pas venu dire.

(Ancien théâtre français)

Jean, ce frotteur invaincu,
Un soir dans une taverne
Frottait Lise à la moderne,
C’est-à-dire par le cu.

(Cabinet satyrique)

Joyeusement se frottant leur lard.

(Rabelais)

Quand tu voudras, je frotterai ma coine contre ton lard.

(La Comédie des Proverbes)

Frou-frou

Rigaud, 1881 : Passe-partout, — dans le jargon des voleurs.

La Rue, 1894 : Passe-partout. Bruit de la soie frottée.

France, 1907 : Bruit des jupes, froissement d’étoffes. Onomatopée.

Il avait fort couru le jupon, le brave homme, et, à l’occasion, un frou-frou de robe animait encore sa vieillesse : une antique ramure, en un mot, dans laquelle la sève courait toujours.

(Me Huvelin, Le Journal)

On eût dit qu’elle venait de déserter les galeries d’un temple de la vieille Rome ou de descendre d’un cadre ancien, tant il y avait de majesté et d’onction en ses moindres gestes, en ces moindres frou-frous.

(Dubut de Laforest)

Et je songeais au temps où, le feutre à l’oreille,
Laissant voir la folie ardente qui s’éveille,
Pour les jeux de l’amour on était toujours prêt
Où les hommes toujours en quête de querelles,
Dans leur frou-frou soyeux, suivaient les pas des belles
La rapière à la hanche, — et tendaient le jarret !

(Macdonald, duc de Tarente)

La jambe laisse sous les plis,
Espèce d’onde aérienne,
Deviner les contours polis
De la cuisse marmoréenne ;
Et dans la chanson des frou-frous,
Dans le doux vol des clartés blondes,
On sent flotter les duvets roux
Sous le gras des épaules rondes.

(Clovis Hugues)

Faire du frou-frou, faire des embarras.

Raclée

Larchey, 1865 : Rossée. C’est plus qu’une frottée.

Ça lui procura de leur part quelques belles raclées.

(L. Desnoyer)

Delvau, 1866 : s. f. Coups donnés ou reçus, — dans l’argot du peuple.

France, 1907 : Correction, volée de coups.

Or, le 5 novembre 1757, le Bon Dieu avait favorisé sa chère armée prussienne, précisément parce qu’elle était commandée par un affreux voltairien, appelé Frédéric II, qui ne croyait pas en lui. Nous avions, nous, pour chef, un bon croyant, plein de croisades sur son blason et prince de Soubise… Enfin, nous reçûmes la raclée, quoi ! parce que c’était notre tour de la recevoir.

(Émile Bergerat)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique