Halbert, 1849 : Frère.
Fralin ou frangin
Fralin, -e
Vidocq, 1837 : s. — Frère, sœur.
Fralin, fraline
Larchey, 1865 : Frère, sœur (Vidocq).
Frangin
Ansiaume, 1821 : Frère.
Le frangin quimpe à la couleur, il sera le bon.
M.D., 1844 : Le frère.
Delvau, 1866 : s. m. Frère, — dans l’argot des voleurs. On dit aussi fralin. Frangin-Dab. Oncle.
Boutmy, 1883 : s. m. Altération et synonyme du mot frère, pris au sens naturel. Cette expression est usitée dans d’autres argots parisiens.
Virmaître, 1894 : Frère (Argot du peuple).
Rossignol, 1901 : Frère.
Frangin, fralin
France, 1907 : Frère, camarade, compagnon.
Et, par cela seul que la mécanique sociale qui nous poussait et nous excitait au mal aura été déclanchée, on vivra en frangins, au lien de vivre en loups. En effet, pourquoi ferait-on des vacheries à ses voisins, puisqu’on n’y aura plus le moindre intérêt ? Au lieu d’être comme actuellement, où les misères des uns font le plaisir d’un autre, ce sera l’opposé : le bonheur des uns s’accroitra du bien-être des autres, et plus il y aura de contacts et de frottements entre les bons bougres, et moins il y aura de sujets de discorde.
(La Sociale)
L’offre d’une tournée d’eau-de-vie blanche, dont, stoïque, je bus ma part, acheva la connaissance, et l’un d’eux traduisit l’opinion générale en me saluant du nom de frangin.
(Georce Daniel)
À cette fête que l’on prône,
Allons nous pousser d’l’agrément ;
D’un litre je ferai l’aumône
Pour aider à fair’ le chemin !
Thomas m’répond : Vieux frangin,
C’est dit, rigolons un brin.
(Réal)
Frangine, fraline
France, 1907 : Sœur.
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