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Fouillis

d’Hautel, 1808 : Affaires embrouillées dans lesquelles on ne peut se reconnoître ; tout ce qui est pèle-mèle, mal en ordre.

Gâchifouilli

France, 1907 : Même sens que gâchis avec aggravation.

… Ce que le Père Bossuet appelle les « variations » et ce que nous nommons, nous autres. « révolutions, chabardement, gâchifouillis et leçons de la Providence » selon les styles.

(Émile Bergerat)

Goutte (n’y voir)

France, 1907 : N’y comprendre, n’y entendre, n’y rien voir.

Ne décidons jamais où nous ne voyons goutte.

(Piron)

J’ai fermé la porte au doute,
Bouché mon cœur et mes yeux.
Je suis triste et n’y crois goutte.
Tout est pour le mieux.

(Jean Richepin)

Les types qui font métier de savoir tous les mic-macs de la diplomatie et de l’échiquier européen ont déjà rudement de la peine à se reconnaître dans ce fouillis ; à plus forte raison, les bons bougres qui ont quelque part la « politique extérieure » n’y doivent-ils comprendre goutte.

(La Sociale)

Omelette

Larchey, 1865 : Mystification militaire en usage à Saint-Cyr.

Voici en quoi consiste le supplice de l’omelette : Au milieu de votre sommeil quatre vigoureux anciens saisissent votre lit et le retournent comme une omelette.

(R. de la Barre)

L’omelette de sac consiste à bouleverser le havre-sac de celui qu’on veut ennuyer.

Delvau, 1866 : s. f. Mystification militaire qui consiste à retourner sens dessus dessous le lit d’un camarade endormi. Omelette du sac. Autre plaisanterie de même farine qui consiste à mettre en désordre tous les objets rangés dans un havre-sac, — ce qui est une façon comme l’autre de casser les œufs et de les brouiller.

France, 1907 : Plaisanterie d’un goût douteux que les anciens font aux conscrits dans les régiments et les écoles militaires et qui consiste à prendre le lit d’un camarade endormi et à le retourner sens dessus dessous.
À l’École polytechnique, c’est le bouleversement complet d’une chambre.

Au milieu du casert, semblable à une immense poêle, tous les meubles ont été renversés ; les lits enchevêtrés les uns dans les autres, les matelas, draps, couvertures, jetés pêle-mêle, tous les ustensiles de toilette, les cuvettes, brisés en mille pièces, les sacs à linge, les boîtes à claque, les bottes, les uniformes en fouillis inextricables, forment une omelette d’un genre tout particulier, sur laquelle toute l’eau de la fontaine a été répandue : telle est l’aimable farce que les anciens se plaisent à faire aux conscrits dans la première semaine de leur arrivée.

(Albert Lévy et G. Pinet, L’Argot de l’X)

L’omelette du sac est une plaisanterie de même farine consistant à bouleverser tous les effets d’un sac. On en fait ou faisait autant des diverses pièces des armes quelques instants avant l’exercice.

Les omelettes donnèrent plus vite le secret du fusil et de son mécanisme que les meilleurs instructeurs ; on se pressa, on lit mal d’abord, mieux, puis bien, et, pour me servir d’une expression de l’École, en se volatilisant.

(E. Billaudel, Les Hommes d’épée)

Plumule

France, 1907 : Petite plume.

Les panaches altiers d’un attelage de corbillard y dardaient d’un fouillis de frisures, d’une forêt de plumules que l’air ridiculement agitait. Un large rebord, sous un flot de rubans noirs, noirs comme tout l’échafaudage de cette tiare dérisoire, me cachait le visage que cimait l’outrageant chapeau.

(Camille Lemonnier)

Tireli

France, 1907 : Gazouillement des oiseaux ; onomatopée.

Dans les taillis et les fouillis
De fleurs, pinsons et merles.
Égrenaient leurs gais tirelis
Comme un collier de perles.

(Raoul Ponchon)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique