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Fleur du mal

Delvau, 1866 : s. f. Femme à propos de laquelle on peut dire ce que, dans une de ses épigrammes, Martial dit d’une nommée Bassa, chez laquelle on ne voyait jamais venir d’hommes : Hic ubi vir non est, ut sit adulterium.
Fleur du mal
est une expression toute moderne ; elle appartient à l’argot des gens de lettres depuis l’apparition du volume de poésies de Charles Baudelaire.

France, 1907 : Lesbienne. Le mot a été mis à la mode par Charles Baudelaire qui consacra aux émules de Sapho plusieurs poèmes dans un volume intitulé Fleurs du mal. Dans un de ses chants il apostrophe ainsi les Lesbiennes :

Descendez, descendez, lamentables victimes,
Descendez le chemin de l’enfer éternel !
Plongez au plus profond du gouffre où tous les crimes,
Flagellés par un vent qui ne vient pas du ciel,
Bouillonnent pêle-mêle avec un bruit d’orage ;
Ombres folles, courez au but de vos désirs ;
Jamais vous ne pourrez assouvir votre rage,
Et votre châtiment naîtra de vos plaisirs.

Lesbienne

Delvau, 1864 : Femme qui préfère Sapho à Phaon, le clitoris à la pine ; Parisienne qui semble née à Lesbos, « terre des nuits chaudes et langoureuses. »

Elle aime tout les rats,
Et voudrait, la lesbienne,
Qu’à sa langue de chienne
Elles livrent leurs chats.

(J. Duflot)

Delvau, 1866 : s. f. Fleur du mal, et non du mâle.

Rigaud, 1881 : Femme qui suit les errements de Sapho ; celle qui cultive le genre de dépravation attribué à Sapho la Lesbienne.

France, 1907 : Femme on fille adonnée aux plaisirs hors nature, de Lesbos, aujourd’hui Métélin, île de la mer Égée, célèbre dans l’antiquité grecque par la beauté et la corruption de ses femmes.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique