France, 1907 : Ligneux, filandreux.
Chanveux
River son clou
Virmaître, 1894 : Quand un bavard intarissable ennuie quelqu’un par un discours filandreux, on lui rive son clou en lui disant carrément :
— Tais ta gueule ou je chie dedans.
Mot à mot : river le clou, c’est empêcher d’aller plus loin (Argot du peuple). N.
Rossignol, 1901 : Dire ses vérités à quelqu’un, c’est lui river son clou.
Tartine
Larchey, 1865 : Elle avait le défaut d’employer de ces immenses phrases lardées de mots emphatiques, si ingénieusement nommées des tartines dans l’argot du journalisme.
(Balzac)
Pardonne-moi la longue tartine que je viens de te faire avaler, et sur laquelle j’étale depuis une heure les confitures de mon éloquence.
(Th. Gautier)
Delvau, 1866 : s. f. Article bon ou mauvais, mais surtout mauvais. Argot des journalistes. Signifie aussi Long discours, homélie ennuyeuse. Débiter des tartines. Parler longtemps.
Rigaud, 1881 : Long couplet de prose ou de vers, — dans le jargon des comédiens. — Long, filandreux et soporifique article politique, — dans le jargon des journalistes. Allusion à la longue tranche de pain enduite de confiture.
Hayard, 1907 : Chaussures.
France, 1907 : Article de journal. « La tartine, dit Edmond Texier, est cette chose en deux ou trois colonnes qu’on nomme le plus communément le premier-Paris. C’est le filet de bœuf à la jardinière du journal. » C’est n’importe quel article long et ennuyeux.
Argot classique, le livre • Telegram