Virmaître, 1894 : Allusion au fer à repasser qui porte ce nom. Les blanchisseuses branlent pour repasser ce fer toute la journée (Argot des blanchisseuses).
Branleuse de gendarmes
Carreaux
Virmaître, 1894 : Fer à repasser dont se servent les tailleurs pour aplatir les coutures (Argot du peuple).
Virmaître, 1894 : Les yeux (Argot des voleurs).
Virmaître, 1894 : Outils spéciaux des malfaiteurs (Argot des voleurs). V. Tateuse.
Rossignol, 1901 : Outils de voleurs.
Rossignol, 1901 : Yeux.
Fer à repasser
Fustier, 1889 / France, 1907 : Soulier.
Gendarme
d’Hautel, 1808 : On dit d’une femme hommasse, hardie et effrontée, que c’est un vrai gendarme.
Delvau, 1864 : Concubine ou femme légitime qui, toujours pendue au bras de son homme, ou sur ses talons, le suit partout — et quand même.
Delvau, 1866 : s. m. Femme délurée et de grande taille, — dans l’argot du peuple.
Delvau, 1866 : s. m. Fer à repasser, — dans l’argot des ménagères, qui ont constaté que la plupart de ces utiles instruments sortaient de la maison de la veuve Gendarme. Branleuse de gendarme. Repasseuse.
Delvau, 1866 : s. m. Hareng saur, — dans l’argot des charcutiers.
Rigaud, 1881 : Breuvage composé de vin blanc, de sirop de gomme et d’eau ; très apprécié des ivrognes les lendemains des jours de fêtes bachiques. Dans leur reconnaissance, ils ont nommé le même mélange : un « protecteur ».
Rigaud, 1881 : Cigare d’un sou à bout coupé.
Rigaud, 1881 : Gaillarde qui vaut un et quelquefois deux hommes. L’ouvrier parisien appelle volontiers sa femme « mon gendarme, le gendarme », quand elle est criarde, ou quand elle est maîtresse au logis, ou quand elle vient en gesticulant l’arracher aux douceurs du cabaret.
Rigaud, 1881 : Hareng-saur.
La Rue, 1894 : Hareng saur. Cigare de cinq centimes. Logeur. Moisissure. Fer à repasser.
Virmaître, 1894 : Fer à repasser. Gendarme est le nom du fabricant le plus renommé (Argot des blanchisseuses).
France, 1907 : Boisson composée de vin blanc, sirop de gomme et eau.
France, 1907 : Cigare d’un sou.
France, 1907 : Femme de grande taille, délurée et hardie. On dit, dans le même sens, dragon.
France, 1907 : Fer à repasser, parce que, dit encore Delvau, la plupart de ces utiles instruments sortaient de la maison de la veuve Gendarme, d’où une repasseuse est appelée branleuse de gendarme.
France, 1907 : Hareng saur.
France, 1907 : Logeur en garni.
France, 1907 : Moisissure sur le vin. D’après Delvau, ce nom serait un jeu de mot parce que cette moisissure arrête le travail de bonification. On ne peut pas dire de cette explication fantaisiste : Si non cero, bene torovato.
Mascander
France, 1907 : Frapper avec violence.
Le soir, l’amant était rentré plus saoul que de coutume ! Il avait cherché des « raisons » à sa maîtresse parce que la soupe était trop chaude ou qu’elle était trop froide.
La femme s’était rebiffée. Alors, il avait saisi un fer à repasser, et les voisins l’avaient surpris en train de mascander la malheureuse étendue à terre…
Il l’aurait tuée tout à fait si l’on n’était intervenu. On l’avait descendu de force et remis aux mains des gardiens.
(Oscar Méténier)
Polonais
Delvau, 1866 : s. m. Épouvantail dont on menace les perturbateurs dans les maisons suspectes, mais tolérées. Quand la dame du lieu, à bout de prières, parle de faire descendre le Polonais, le tapage s’apaise comme par enchantement. « Et le plus souvent, dit l’auteur anonyme moderne auquel j’emprunte cette expression, le Polonais n’est autre qu’un pauvre diable sans feu ni lieu, recueilli par charité et logé dans les combles de la maison. »
Delvau, 1866 : s. m. Ivrogne, dans l’argot du peuple. L’expression, quoique injurieuse pour une nation héroïque, mérite d’être conservée, d’abord parce qu’elle est passée dans le sang de la langue parisienne, qui s’en guérira difficilement ; ensuite parce qu’elle est, à ce qu’il me semble, une date, une indication historique et topographique. Ne sort-elle pas, en effet, de l’ancienne rue d’Errancis, — depuis rue du Rocher, — au haut de laquelle était le fameux cabaret-guinguette dit de la Petite-Pologne, et ce cabaret n’avait-il pas été fondé vers l’époque du démembrement de la Pologne ?
Rigaud, 1881 : Petit fer à repasser les dentelles, — dans le jargon des blanchisseuses.
Fustier, 1889 : Souteneur. — Sorte de fer à repasser. Argot des blanchisseuses.
La Rue, 1894 : Souteneur.
France, 1907 : lvrogne ; argot populaire. D’après Alfred Delvau, cette expression viendrait non du vice d’ivrognerie attribué à tort à une nation malheureuse, mais d’un cabaret guinguette appelé la petite Pologne, ouvert dans la rue des Errancis, aujourd’hui rue du Rocher, et fort achalandé vers le milieu du XIXe siècle.
France, 1907 : Personnage imaginaire chargé de maintenir le bon ordre dans les lupanars. Cette expression n’eut cours qu’après le démembrement de la Pologne, où nombre de pauvres Polonais expulsés en étaient réduits à tous les expédients pour vivre.
Quand la dame du lieu, à bout de prières, parle de faire descendre le Polonais, le tapage s’apaise comme par enchantement.
(Alfred Delvau)
France, 1907 : Petit fer dont se servent les dames.
Elle promenait doucement, dans le fond de la coiffe, le polonais, un petit fer arrondi des deux bouts.
(Émile Zola, L’Assommoir)
Sper
Delvau, 1866 : s. m. Carreau dont on vient de se servir, mais qui possède encore assez de chaleur pour être de nouveau utilisé. Expression de l’argot des tailleurs.
France, 1907 : Fer à repasser chaud ; argot des tailleurs.
Virer le vent (corde à)
France, 1907 : « à faire tourner le vent, à le faire venir d’un autre point de l’horizon. Quand vient la saison du poisson d’avril, les chefs de maison qui aiment à plaisanter envoient leurs enfants ou leurs domestiques chercher chez leurs voisins la corde à virer de vent ou le moule à boudins. »
(Comte Jaubert)
Dans les casernes, on envoie chercher :
La selle de la cantinière.
La clé du terrain de manœuvre.
Le surfaix de voltige du cheval de bois.
La boite à matriculer les pompons.
Le parapluie de l’escadron ou de l’escouade.
La boîte à guillemets.
Les oreillettes de mobilisation.
Le moulin à rata.
Le fer à repasser les pompons.
La trajectoire.
La ligne de mire.
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