Clémens, 1840 : Paire de ciseaux, on dit aussi un sabre fauchant.
Fauchans
Fauchant
Ansiaume, 1821 : Ciseaux.
Prêtes-moi tes fauchans pour lui faire les douilles.
Vidocq, 1837 : s. m. — Ciseaux.
Fauchant un gonce
Clémens, 1840 : Tuant un homme.
Fauchant, faucheux
Larchey, 1865 : Ciseaux (Vidocq). — Les ciseaux fauchent. — Fauche-ardent : Mouchettes. — Mot à mot : coupe-lumière.
Fauchante
Clémens, 1840 : Scie.
Fauchants
Halbert, 1849 : Ciseaux.
Delvau, 1866 : s. m. pl. Ciseaux, — dans l’argot des voleurs. Ils disent aussi Faucheux.
La Rue, 1894 : Ciseaux.
Virmaître, 1894 : Les ciseaux (Argot des voleurs).
Hayard, 1907 : Ciseaux.
Fauchants, faucheux
Rigaud, 1881 : Ciseaux, — dans l’ancien argot.
France, 1907 : Ciseaux.
Faucher
d’Hautel, 1808 : Faucher le grand pré. Ramer sur les galères ; faire le métier de galérien.
Ansiaume, 1821 : Couper.
Il a fallu faucher 4 balançons et aller de l’avant.
Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Couper. Être fauché, être guillotiné. Faucher le pré, être aux galères.
Bras-de-Fer, 1829 : Guillotiner.
Vidocq, 1837 : v. a. — Couper.
Clémens, 1840 : Couper.
M.D., 1844 : Guillotiner.
un détenu, 1846 : Tuer, guillotiner.
Larchey, 1865 : Couper.
Faucher, dans leur langage veut dire l’exécution de la peine de mort.
(Balzac)
V. Colas. Terrer. — Faucher dans le pont : Couper dans le pont. V. ce mot. — Faucheur : Voleur coupant (fauchant) les chaînes de montre. — Faucheur : Bourreau.
Delvau, 1866 : v. a. Couper, — dans le même argot [des voleurs], où on emploie ce verbe au propre et au figuré. Faucher le colas. Couper le cou. Faucher dans le pont. Donner aveuglément dans un piège. Faucher le grand pré. Être au bagne.
Rigaud, 1881 : Guillotiner. — Couper. — Faucher le grand pré, être aux galères, — dans l’ancien argot.
Rigaud, 1881 : Tromper ; voler, — dans l’argot des camelots et des truqueurs. Le mec est fauché, l’individu est dépouillé.
La Rue, 1894 : Guillotiner. Couper. Tromper, voler. Être au bagne.
Rossignol, 1901 : Guillotiner. Un supplicié a été fauché.
Rossignol, 1901 : Voler.
France, 1907 : Guillotiner.
anon., 1907 : Voler.
Faucheur
Bras-de-Fer, 1829 / Halbert, 1849 : Bourreau.
Delvau, 1866 : s. m. Le bourreau, — dans l’argot des prisons où l’allégorie du Temps est une sinistre réalité.
Rigaud, 1881 : Bourreau. — Coupe-bourse, — dans l’ancien argot. — La faucheuse, la guillotine, — dans l’argot moderne.
Fustier, 1889 : Type de l’homme à la mode qui a fleuri en l’an de grâce 1885. Ça a été le successeur du grelotteux.
Paris a eu ses dandys, ses lions, ses gommeux, ses pschutteux. Il a maintenant un type nouveau qui s’appelle le faucheur. Le faucheur est cet individu, situé entre vingt et vingt-cinq ans, que vous rencontrez sur les boulevards une canne à la main et qui représente à vos yeux la quintessence du chic parisien. Le faucheur est ainsi nommé à cause de sa façon de marcher et surtout de porter sa canne. Il la tient par le petit bout, laissant traîner la pomme à terre ; le bras droit qui se balance énergiquement de gauche à droite ou bien du nord-ouest au sud-est, rappelle l’allure des gens de la campagne fauchant les blés murs et les foins odorants. De là le sobriquet.
(Figaro, 1885.)
Virmaître, 1894 : Le bourreau (Argot des voleurs).
France, 1907 : Le bourreau.
France, 1907 : Voleur qui coupe les chaînes de montre.
Pinçants
Delvau, 1866 : s. m. pl. Ciseaux, — dans le même argot [des voleurs].
La Rue, 1894 : Ciseaux.
France, 1907 : Ciseaux ; vieil argot. On dit aussi fauchants, fauchettes.
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