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Bedon

Delvau, 1866 : s. m. Ventre, — dans l’argot du peuple qui sait son Rabelais par cœur sans l’avoir lu.

Virmaître, 1894 : Gros ventre. En Normandie on dit bedolle pour bedon (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 : Le ventre.

Allume (regarde) lago (là) le gonce (l’homme) ; ce bedon, on dirait une vessie à saindoux.

France, 1907 : Ventre.

Comme ma maîtresse Zoé
— Une brune donzelle —
Me trompait avec un curé
De trente ans plus vieux qu’elle,
Alors, dans son petit bedon,
La faridondaine, la faridondon !
J’ai planté mon couteau, jeudi.

(Georges Prud’homme, Rouge et Noir)

Briffer

d’Hautel, 1808 : Synonyme de bâfrer, manger goulument, avec avidité à la manière des goinfres.
Briffer solidement. Manger copieusement.

Delvau, 1866 : v. n. Manger, — dans l’argot du peuple, qui se souvient de la vieille et bonne langue. « O ! le bon appétit, voyez comme il briffe ! » dit Noël Du Fail en ses Propos rustiques.

Merlin, 1888 : Manger, du vieux français.

Virmaître, 1894 : Manger. Vient de briffe (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 / Hayard, 1907 : Manger.

France, 1907 : Manger.

Et pendant six mois à Meudon,
La faridondaine, la faridondon !
Nous avons briffé du rôti,
Biribi !

(Georges Prud’homme, Rouge et Noir)

Cogne

Ansiaume, 1821 : Gendarme.

J’ai ébobi deux cognes, sans la grive je crompois.

Vidocq, 1837 : s. m. — Gendarme.

Clémens, 1840 / M.D., 1844 / un détenu, 1846 / Halbert, 1849 : Gendarme.

Delvau, 1866 : s. m. Apocope de Cognac, — dans l’argot des faubouriens.

Delvau, 1866 : s. m. Gendarme. La cogne. La gendarmerie.

Rigaud, 1881 : Cognac. — Prendre un petit cogne, histoire de se rincer la dent, prendre un petit verre de cognac, pour se rafraîchir la bouche.

Viens pitancher un verre de cogne !

(Huysmans, Marthe)

La Rue, 1894 : Gendarme. Agent.

Virmaître, 1894 : Gendarme (Argot des voleurs). V. Hirondelle de potence.

Rossignol, 1901 : Gendarme. On nomme aussi les gardiens de la paix des cognes

Acré (sauvons-nous), v’la les cognes.

Hayard, 1907 : Gendarme.

France, 1907 : Abréviation de cognac et de cognard. Ces trois mots sont dérivés du verbe cogner.

Mais une heure après, ô guignon !
La faridondaine, la faridondou,
Les cognes m’ont mis à l’abri,
Biribi !

(Georges Prud’homme, Rouge et Noir)

France, 1907 : Eau-de-vie ; abréviation de cognac. Un noir de trois ronds sans cogne, une tasse de café noir de trois sous sans eau-de-vie.

Faridon

Rigaud, 1881 : Misère. — Être à la faridon, être sans le sou, — dans le jargon des voyous.

J’peux pas t’camionner à la Reine-Blanche, j’suis c’soir à la faridon.

(Journal des Abrutis, du 10 oct. 1878)

La Rue, 1894 : Misère, dénûment.

France, 1907 : Pauvreté. Être à la faridon, être sans argent.

Faridon (être à la)

Hayard, 1907 : Être malheureux.

Faridondaine

France, 1907 : Même sens que ci-dessus.

Faridondaine (être à la)

Virmaître, 1894 : Être dans la purée la plus complète. Par abréviation, on dit être à la faridon (Argot du peuple).


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique