Vidocq, 1837 : s. m. — Camarade.
(Le Jargon, ou Langage de l’Argot moderne)
France, 1907 : Camarade. Abréviation de fanandel.
Fanande
Vidocq, 1837 : s. m. — Camarade.
(Le Jargon, ou Langage de l’Argot moderne)
France, 1907 : Camarade. Abréviation de fanandel.
Fanande, fanandel
Hayard, 1907 : Ami.
Fanandel
anon., 1827 / Raban et Saint-Hilaire, 1829 / Bras-de-Fer, 1829 : Camarade.
Delvau, 1866 : s. m. Frère, ami, compagnon, — dans l’argot des prisons. Grands fanandels. Association de malfaiteurs de la haute pègre, formée en 1816, « à la suite d’une paix qui mettait tant d’existences en question », d’après Honoré de Balzac.
Rigaud, 1881 : Camarade, collègue en vol, — dans l’ancien argot. — Entre eux les voleurs se donnaient du fanandel, comme les hommes de lettres, les notaires, les avocats se traitent de « cher confrère, d’illustre et cher confrère. »
La Rue, 1894 : Camarade de voleur. Tous les voleurs et les prisonniers sont fanandels.
Virmaître, 1894 : Ami. Expression usitée dans les prisons (Argot des voleurs).
France, 1907 : Camarade. Ce mot de fanandel, dit Balzac, signifie à la fois : frères, amis, camarades. Tous les voleurs, les forçats, les prisonniers sont fanandels.
Fanandel, fanande
Larchey, 1865 : « Ce mot de fanandel veut dire à la fois frères, amis, camarades. Tous les voleurs, les forçats, les prisonniers sont fanandels. »
(Balzac)
Farnandel
France, 1907 : Camarade de prison. Autre forme de fanandel.
Misloque
Larchey, 1865 : Comédie (Vidocq).
Je joue la mislocq pour un fanandel en fine pégrenne.
(Balzac)
Delvau, 1866 : s. f. Théâtre, — dans l’argot des voleurs. Jouer la misloque. Jouer la comédie.
Rigaud, 1881 : Comédie, — dans le jargon des voleurs. — Flancher la misloque, jouer la comédie. — Misloquier, misloquière, acteur, actrice. — Misloquier schpil, très bon acteur.
La Rue, 1894 : Théâtre, comédie.
Virmaître, 1894 : Théâtre (Argot des voleurs).
Hayard, 1907 : Théâtre.
Piolle
anon., 1827 : Cabaret, taverne.
Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Cabaret.
Bras-de-Fer, 1829 : Cabaret, taverne.
Vidocq, 1837 : s. f. — Taverne, auberge du dernier rang.
(Le Jargon, ou Langage de l’Argot moderne)
Vidocq, 1837 : s. f. — Chambre. Terme des Camelots et voleurs de campagne.
un détenu, 1846 : Maison.
Rigaud, 1881 : Cabaret. — Hôtel garni à la nuit, — dans le jargon des voyous. — Piollier, piollière, cabaretier, cabaretière, logeur à la nuit.
France, 1907 : Même sens que piaule et piole.
Fanandels, en cette piolle
On vit chenument ;
Arton, pivois et criolle,
On a gourdement,
Pitanchons, faisons riolle
Jusqu’au jugement.
(Nicolas R. de Grandval)
Planque
Vidocq, 1837 : s. f. — Cachette.
Clémens, 1840 : Cachette.
un détenu, 1846 : Guet. Hommes en planque : hommes qui font le guet.
Halbert, 1849 : Cachette.
Larchey, 1865 : Cachette. V. Bayafe. — Planquer : Cacher. V. Déplanquer, Enplanquer.
Larchey, 1865 : Observation. — On se cache pour bien observer.
J’allai en compagnie de H., et le laissant en planque (en observation), je montai chez Chardon.
(Canler)
Delvau, 1866 : s. f. Cachette, — dans l’argot des voleurs. Être en planque. Être prisonnier. Signifie aussi Être en observation.
Rigaud, 1881 : Lieu, endroit, cachette. — Poste d’observation d’où un agent de police surveille un malfaiteur.
La Rue, 1894 : Cachette. Lieu, endroit, maison. Poste d’observation d’un agent qui guette un malfaiteur. Planquer, abandonner, poster, placer. Se planquer, se mettre à couvert.
Rossignol, 1901 : Un agent de police est en planque lorsqu’il est à un endroit quelconque pour surveiller un individu.
Hayard, 1907 : Cachette.
France, 1907 : Vieux mot pour planche. Logis, endroit quelconque, généralement cachette, lieu de retraite.
Par une chouette sorgue, la rousse est aboulée à la taule. Un macaron avait mangé le morceau sur nouzailles et bonni le truc de la planque ; tous les fanandels avaient été servis.
(Mémoires de Vidocq)
anon., 1907 : Habitation, chambre.
Renquiller
Larchey, 1865 : Rentrer. De quille. V. Pavillonner.
Delvau, 1866 : v. n. Rentrer.
La Rue, 1894 : Rentrer. S’enrichir. Se rétablir.
Virmaître, 1894 : Faire fortune, devenir gros et gras (Argot d’imprimerie).
Virmaître, 1894 : Rentrer.
— Je renquille à la piaule.
Renquiller veut dire aussi retourner.
— Je renquille au patelin (Argot du peuple).
Hayard, 1907 : Rentrer.
France, 1907 : Rentrer.
— Tu as donc oublié que le dabe qui est allé ballader sur le trime avec les fanandels renquillera pas cette sorgue ?
(Mémoires de Vidocq)
Par la venterne on te déporte ?
Au claq renquille par la porte.
(Hogier-Grison, Maximes des tricheurs)
Vermicelle
France, 1907 : Les veines ; argot des voleurs.
— Par le sang des fanandels, tu es sans raisiné dans les vermicelles.
(Balzac)
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