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Certain bobo

Delvau, 1864 : La vérole, qui est un mal certain. Piron l’appelait un petit mal gaillard.

Un jeune élève d’Esculape
Me guérit de certain bobo…
Un beau jour, il me dit : Ma chère,
En moi, vos yeux ont excité
Certain feu. Je le laissai faire,
Pour m’assurer de ma santé.

(Gaudriole de 1834)

Favori d’Esculape

Delvau, 1866 : s. m. Médecin heureux en malades, — dans le même argot [des académiciens].

Morticoliser

France, 1907 : Soigner, traiter les malades, les entretenir avec soin, tuer les malades suivant les règles d’Esculape.

Quand j’eus achevé mon récit, nous sortîmes, et nous suivions le fleuve jusqu’au delà de la ville, dans ces quartiers désolés où ne poussent que des herbes malsaines, où rôdent des animaux venimeux, où la fumée des usines saccage l’atmosphère. C’est là que j’entendis sur le bel Avigdeuse et sa façon de morticoliser des histoires qui me glacèrent d’effroi…

(Léon Daudet)

Tourner de l’œil

Delvau, 1864 : Tourner La prunelle, Montrer le blanc des yeux en jouissant.

Tu tournes la prunelle…
Tu vas jouir… ma belle…

(Marc Constantin)

Larchey, 1865 : S’assoupir, mourir.

Trois ou quatre méchantes chopines… et ça tourne l’œil.

(Gavarni)

Du poison !… Allons, bois… tu vas tourner de l’œil tout de suite.

(Chenu)

Delvau, 1866 : S’endormir. Signifie aussi, par extension, Mourir.

Delvau, 1866 : Se pâmer, s’évanouir de plaisir.

Rigaud, 1881 : Mourir.

La Rue, 1894 : Dormir. Mourir. Se pâmer de plaisir.

Virmaître, 1894 : Mourir (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 : Mourir.

France, 1907 : Mourir.

Entre disciples d’Esculape :
— Comment faites-vous, cher confrère, pour être payé intégralement ?
— Je ne soigne que les belles-mères. Si elles en réchappent, leurs filles me payent bien ; si elles tournent de l’œil, leurs gendres me payent mieux.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique