d’Hautel, 1808 : Terme de dénigrement ; entremetteuse, femme dont l’occupation favorite est de fabriquer des mariages.
Apparieuse
Entremetteuse
d’Hautel, 1808 : Commère, femme légère et bavarde qui se mêle dans toutes les affaires, qui fait à-la-fois les mariages et les divorces.
Delvau, 1864 : Pseudonyme décent de maquerelle.
Mac, macque, macchoux
Larchey, 1865 : Maquereau. — Maca : Maquerelle. — Macchoux est une corruption du mot maquereau. — Mac et maca sont deux abréviations. — Par un hasard singulier, la première de ces abréviations donne la clef même du mot Au moyen âge, le mot maque signifiait : vente, métier de marchand. V. Roquefort. — De là sont venus maquillon ou maquignon et maquerel ou maquereau. Le maquereau n’est qu’un maquignon de femmes. Pendant tout le moyen âge, on a écrit maquerel ou maqueriau. Ce dix-neuvième siècle a oublié la véritable source du mot qu’il a confondu avec celui du poisson, d’où les synonymes de poisson et de barbillon.
Le métier de mac autrefois n’était guère exercé que par des voleurs et des mouchards… maintenant les prêtresses de Vénus Callipyge ont pour amants des jeunes gens de famille.
(1837, Vidocq)
Le macque est le souteneur des filles de la plus basse classe. Presque toujours c’est un repris de justice.
(Canler, 1863)
Une vieille maca : Entremetteuse, femme vieillie dans le vice.
(1808, d’Hautel)
Maca
d’Hautel, 1808 : Une vieille Maca. Terme de mépris. Entremetteuse ; femme vieillie dans le vice et la débauche, et qui vit du commerce honteux de prostitution.
Delvau, 1864 : Maquerelle, entremetteuse, femme vieillie dans le vice.
Rigaud, 1881 : Maquerelle, proxénète. — Mère maca, macquecée, maîtresse d’une maison de tolérance. Maca suiffée, riche matrone.
France, 1907 : Morgue. Abréviation de machabé.
France, 1907 : Tennancière de lupanar. Abréviation de maquerelle ou peut-être de macaque, guenon. On dit aussi maman-maca.
Maîtresse de piano
Delvau, 1866 : s. f. Dame d’âge ou laide qui vient chaque matin chez les petites dames leur faire les cors, ou les cartes, ou leur correspondance amoureuse. Argot de Breda-Street.
Virmaître, 1894 : Professeur qui apprend aux cocottes illettrées le moyen de tirer des carottes par correspondance à leurs amants. En fait de musique elle coupe les cors et tire les cartes. Elle procure au besoin (Argot des filles).
France, 1907 : Entremetteuse qui, sous prétexte d’enseigner la musique, procure des jeunes filles aux vieux messieurs.
Maqua
Delvau, 1866 : s. f. Entremetteuse, — dans l’argot du peuple, qui emploie ce mot depuis quelques cents ans. On a écrit Maca au XVIe siècle.
Morticole
France, 1907 : Médecin. Le nom, créé par Léon Daudet dans son remarquable roman Les Morticoles, est composé du latin mors (mort) et colere (cultiver), mot à mot : gens vivant sur la mort.
Ces deux tartuffes sont présidents de sociétés similaires, qui donnent aux morticoles l’apparence de la vertu, telles que « l’Éloge conjugal », « la Femme préservée », « la Pudeur laïque » et vingt autres établissements, crèches, maisons de refuge et de retraite pour les jeunes filles, les jeunes femmes, les veuves, sortes de harems qu’entretiennent ces docteurs et où ils trouvent de la chair fraîche, de l’argent, des décorations.
(Léon Daudet, Les Morticoles)
Morticole s’emploie aussi adjectivement :
Un vieil article du code morticole défend aux docteurs d’accepter les legs de leurs clients, tant l’on craint qu’ils ne hâtent l’échéance avec délices ; mais il est des moyens pour tourner cette difficulté. Le plus simple est d’engager les suicidés à laisser leur fortune à une salle déterminée d’hôpital…
Je remarque que les morticoles se plaisent à employer les termes les plus extraordinaires, tirés du grec et du latin, quelquefois de l’hébreu, qui servent à masquer leur ignorance…
Cet énorme succès tenait à la simple connaissance de la femme morticole qui, de vingt à trente ans, a de la vanité ; de trente à quarante, des sens ; de quarante à cinquante, de l’ambition et de l’esprit d’intrigue ; de cinquante à soixante, un tempérament d’entremetteuse…
Les uns étaient allés s’échouer dans une sorte de lazaret, où ils avaient succombé à d’horribles contagions. D’autres étaient tombés aux mains des morticoles, faiseurs d’expériences, les plus redoutables de tous, qui les avaient torturés d’une manière atroce, afin d’attirer sur leurs nullités l’attention des académies.
Il y avait même cinq ou six de ces infortunés qu’on avait laissés mourir de faim, pour observer si leur estomac ne se digérerait pas lui-même.
(Léon Daudet)
Rabatteuse
Rigaud, 1881 : Entremetteuse. Elle va à la chasse pour le compte de la débauche et rabat le gibier humain.
Fustier, 1889 : Petite voiture qui va chercher des voyageurs dans les communes avoisinant Paris.
France, 1907 : Coche qui fait le service entre certaines localités de la banlieue.
France, 1907 : Entremetteuse.
Shoufflick
France, 1907 : Langue allemande.
La mine et la mine graves de l’entremetteuse, l’étrangeté de cette botte poussée en plein jour et dans le plus baroque shoufflick, rien n’était plus drôle.
(Jean Richepin)
Sidonie
France, 1907 : Tête de carton ou de bois sur laquelle les modistes ajustent leurs chapeaux et les coiffeurs leurs perruques. Mannequin de couturière.
De toutes les personnes peu accoutumées à la vertu quotidienne, il n’y en a guère qui le soient moins que les vieilles ou jeunes dames qui, maquillées jusqu’a la ressemblance parfaite avec les sidonies des coiffeurs de banlieue et trainant des robes louées par la marchande à la toilette, où s’accrochent des diamants prêtés par l’entremetteuse, se promènent dans les promenoirs des music-halls ou des jardins où l’on danse.
(Catulle Mendès)
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