Larchey, 1865 : Marier (Vidocq). Vient du mot entifle : église. — Là se fait la célébration du mariage. Entifler est donc mot à mot : mener à l’église.
Ah ! si j’en défouraille, ma largue j’entiflerai.
(Vidocq)
(entifle — antie).
Antifler, entifler
Larchey, 1865 : Marier (Vidocq). Vient du mot entifle : église. — Là se fait la célébration du mariage. Entifler est donc mot à mot : mener à l’église.
Ah ! si j’en défouraille, ma largue j’entiflerai.
(Vidocq)
(entifle — antie).
Battre entifle
Delvau, 1866 : v. n. Faire le niais. Même argot [des voleurs].
France, 1907 : Faire le niais ; argot des voleurs.
Battre job, battre entifle
Vidocq, 1837 : v. a. — Dissimuler, faire le niais.
Desentiflage
Vidocq, 1837 : s. m. — Divorce, désunion.
Rigaud, 1881 : Séparation entre époux. — Être désentiflé, vivre séparé de sa femme.
Désentiflage
Delvau, 1866 : s. m. Rupture, divorce, — dans l’argot des voleurs.
Virmaître, 1894 : Rompre avec quelqu’un avec qui on était lié. Mot à mot : se désentifler, se quitter, se séparer. C’est l’opération contraire à celle d’entifler (Argot du peuple).
France, 1907 : Rupture, séparation, divorce.
Desentifler
Vidocq, 1837 : v. a. — Divorcer.
Désentifler (se)
Delvau, 1866 : v. réfl. Se quitter, divorcer.
Enquiller
Vidocq, 1837 : v. a. — Entrer.
Larchey, 1865 : Entrer. — Mot à mot : jouer des quilles dans… V. Quille. — Ancien mot, car nous trouvons déquiller : sortir, dans Du Cange. V. Baptême. — Enquilleuse : V. Détourner.
Delvau, 1866 : v. a. Cacher, — dans l’argot des voleurs. Enquiller une thune de camelote. Cacher entre ses cuisses une pièce d’étoffe.
Delvau, 1866 : v. n. Entrer quelque part comme une boule au jeu de quilles, — dans l’argot du peuple.
Rigaud, 1881 : Caser, pourvoir d’une place. — Cacher entre ses cuisses un objet volé. Enquiller une thune de camelotte, cacher sous ses jupons une pièce d’étoffe. — Arriver, entrer.
Faut espérer que Je démoc enquiller a.
(La Patrie, du 2 mars 1852.)
La Rue, 1894 : Pourvoir d’un emploi. Arriver, entrer. Cacher sous ses jupons un objet volé, comme le fait l’anquilleuse.
Virmaître, 1894 : Entrer.
— Il y a longtemps que je cherche à m’enquiller dans cette boîte (Argot du peuple).
Hayard, 1907 : Entrer.
France, 1907 : Cacher entre ses jambes ou sous ses jupons un objet volé où que l’on veut soustraire aux perquisitions douanières. De quilles, jambes ; mot à mot, mettre entre les quilles.
France, 1907 : Entrer vivement.
J’enquille dans sa cambriole,
Loufa malura dondaine !
Espérant de l’entifler,
Loufa, malura dondé !
(Vidocq)
Entiffer
Delvau, 1866 : v. a. Enjôler, ruser, — dans l’argot des voleurs. Ils disent aussi Entifler.
Delvau, 1866 : v. n. Entrer, — dans l’argot des faubouriens.
La Rue, 1894 : Entrer. Enjôler. Ruser.
France, 1907 : Entrer.
France, 1907 : Orner, décorer, enjôler.
Entifle
Bras-de-Fer, 1829 : Église.
Entiflé de c.
M.D., 1844 : Mariage légitime.
Entifler
Hayard, 1907 : Se marier.
Gy
Vidocq, 1837 : adv. — Oui.
Delvau, 1866 : adv. Oui, — dans l’argot des voleurs.
Rossignol, 1901 : Oui, ça va.
France, 1907 : Oui ; argot des voleurs.
— Quoi ! tu veux rentifler ? — Gy !
(Jean Richepin)
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