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Entablement

Delvau, 1866 : s. m. Épaules, — dans l’argot des faubouriens.

France, 1907 : Épaules.

Notaresque (figure, tournure)

France, 1907 : Figure, tournure, physionomie particulières à l’ancien notaire de comédie qui n’existe plus guère que dans les coins de province les plus reculés. Visage rasé, cheveux grisonnants, ventre rondelet, maintien à la fois digne et bon enfant. Le notaire ressemble maintenant à tout le monde.

M. l’amiral Touchard, porte-voix de la minorité… a lu à la tribune ce factum. Dès les premiers mots, il a été arrêté par M. Grévy, qui ne pouvait laisser passer les expressions blessantes pour la majorité dont ces considérants sont bourrés. M. Touchard, avec sa figure notaresque et son ton lamentablement trainard d’huissier audiencier, est un lecteur inhabile.

(Albert Pinard, Le Bien Public, 1879)

Sur son sac (être)

France, 1907 : Prendre grand soin de son argent, être d’une économie voisine de l’avarice.

Le petit marquis de la Rochetaillée tenait la banque et perdait une grosse somme. Il est vrai qu’il jouait loyalement sans cartes préparées par les garçons de jeux, et le hasard seul, le hasard honnête, lui faisait sortir des bûches à tout coup, au lieu de huit ou neuf.
Il devenait nerveux. Sa petite figure efféminée s’allongeait lamentablement ; car tout riche et bon joueur qu’il fût, sa culotte se chiffrait à ce moment par une cinquantaine de mille francs, et comme il était marié sous le régime dotal à une femme très sur son sac (comme il disait lui-même), il éprouvait une sérieuse inquiétude.

(Théodore Cahu, Vendus à l’ennemi)

Venterniers

France, 1907 : Voleurs qui s’introduisent dans les habitations par les fenêtres.

Les malfaiteurs, à quelque classe qu’ils appartiennent, se divisent entre eux selon les opérations qu’ils font le plus généralement. Le nom est modelé sur le procédé employé pour son accomplissement. C’est ainsi qu’ils ont appelé : cambrioleurs, les dévaliseurs de chambres, du mot d’argot cambriole, chambre ; carroubleurs, les voleurs à l’aide de fausses clefs, carroubles ; fric-frac, les enfonceurs de portes et de vitres ; boucorniers, les dévaliseurs de magasins ; venterniers… Puis viennent les charrieurs, étouffeurs, fourlineurs, goupineurs, ramastiqueurs, mastaroubleurs, bonjouriers, roulottiers, tireurs, etc., autrement dit autant de malfaiteurs, aujourd’hui voleurs, demain assassins.

(Armand Villette)

Mais revenons aux venterniers.

Ce sont de singuliers voleurs, dit Pierre Delcourt, constituant des bandes redoutables, parfaitement organisées, très disciplinées ; la partie administrative de l’association est si bien entendue, dans quelques-unes de ces sociétés sans commandite, qu’elles possèdent un outillage perfectionné, dans lequel nous citerons, pour la plus grande édification du lecteur, une voiture et un cheval !
Cette voiture, ordinairement un cabriolet de campagne, n’a d’autre raison que de servir d’échelle, par sa capote relevée, aux venterniers et à les aider à atteindre l’entablement de l’entresol ou du premier étage.
C’est charmant, en vérité, et on ne saurait mieux joindre l’utile à l’agréable. Le véhicule amène sans fatigue ces gentlemen au lieu de leur travail ; il leur sert ensuite d’outil.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique