Delvau, 1866 : adj. Ennuyeux, importun, bavard.
Rossignol, 1901 : Ennuyant.
Si Pierre vient, dis-lui que je n’y suis pas, il est bassinant comme un boisseau de puces.
Bassinant
Delvau, 1866 : adj. Ennuyeux, importun, bavard.
Rossignol, 1901 : Ennuyant.
Si Pierre vient, dis-lui que je n’y suis pas, il est bassinant comme un boisseau de puces.
Égnolant
Rigaud, 1881 : Ennuyant, — dans le jargon des voyous. Dans celui des ouvriers, il a plutôt le sens d’étonnant, d’extraordinaire.
France, 1907 : Étonnant.
Gaillard d’arrière
France, 1907 : Derrière.
Un sultan, s’ennuyant, dit un matin à sou bouffon :
— Il faut, sous peine de décapitation, qu’avant la fin du jour tu me fasses la plus grande injure qu’on puisse faire à un sultan, et qu’aussitôt tu trouves, pour ton excuse, une injure plus grande encore.
Le fol, qui tenait à sa tête, comme sa tête tenait à lui, ne la perdit pas.
Il laisse tomber vigoureusement sa main sur le gaillard d’arrière du tyran turc.
Puis :
— Mille pardons, maître, je croyais taper sur celui de la sultane.
(Le Grelot)
Serpentin
Ansiaume, 1821 : Matelas de bagne.
J’avois mis ma filoche dans mon serpentin, je l’ai perdu à la bourasque.
Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Petit matelas que les forçats ont la permission d’acheter.
Vidocq, 1837 : s. m. — Matelas de forçat.
Delvau, 1866 : s. m. Matelas, — dans le même argot [des voleurs].
Rigaud, 1881 : Matelas, — dans le jargon des voleurs.
La Rue, 1894 : Matelas.
France, 1907 : Mince bande de papier enroulé dont les Parisiens ont depuis 1893 pris la coutume d’abimer les arbres des boulevards ou de les lancer sur les passants de leurs fenêtres et balcons. L’origine de cet amusement est due à de petits télégraphistes qui, se trouvant de service un jour de carnaval et s’ennuyant fort dans leurs bureaux situés à un premier étage, place de la Bourse, s’imaginèrent de lancer au loin des rouleaux de bandes bleues destinées aux dépêches.
Les gais serpentins dans l’espace,
Pendent aux arbres travestis ;
Hourrah ! voici le Bœuf qui passe,
Lançons de rouges confettis,
Heureux et gras comme un ministre,
Il s’en va trônant sur son char,
Avec des allures de cuistre
Et l’arrogance du richard.
(Jacques Rédelsperger)
France, 1907 : Petit matelas de prisonnier.
Les forçats couchant sur la planche nue, s’ils n’ont les moyens de se procurer une couverture et un serpentin.
(A. Dauvin)
France, 1907 : Sobriquet que l’en donnait autrefois aux mouchards et qui, dit Ch. Nisard, peint à merveille leurs allures insinuantes, tortueuses et rampantes.
Tannant
Virmaître, 1894 : Assommant, ennuyeux. À Corbeil, on devait un dimanche jouer les Mousquetaires ; la troupe y donnait des représentations depuis environ un mois. L’actrice chargée des grands premiers rôles, était mauvaise à faire ronfler un bec de gaz. Au moment du lever du rideau, le régisseur dut faire une annonce. L’actrice avait dû partir précipitamment pour enterrer son père. Il annonça son départ ainsi : Madame X…, ne pourra jouer ce soir, elle est à Nantes, pour les obsèques de son père. Un loustic du parterre s’écria :
— Il y a longtemps qu’elle est tannante.
Ouf ! (Argot du peuple). N.
Rossignol, 1901 : Assommant, ennuyant.
France, 1907 : Assommant, ennuyeux.
Cette maman qui était toujours sur le dos de sa fille, à épier ses pas et ses gestes, commençait à devenir furieusement tannante. Pas moyen de bécoter la petite sans qu’elle ne vous tombât sur le poil.
(Les Joyeusetés du régiment)
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