Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Bois (mettre du)

Rigaud, 1881 : En style de vaudevilliste, c’est envoyer des amis çà et là, un peu à toutes les places, pour réchauffer l’enthousiasme du public engourdi par le froid de certaines pièces. Le rôle des amis consiste à s’écrier :

Admirable ! sublime ! comme c’est trouvé !… Quel talent !… C’est du Molière !

Coût à l’auteur : un souper à base de choucroûte ou de volaille froide, selon que la pièce est en un acte ou en cinq actes.

Couleuvre

d’Hautel, 1808 : Faire avaler des couleuvres à quelqu’un. Signifie lui faire essuyer de grandes mortifications, des chagrins amers.
On dit aussi d’un homme méchant et pervers, que c’est une couleuvre.

Delvau, 1866 : s. f. Femme enceinte, — dans l’argot des voyous, qui, probablement, font allusion aux lignes serpentines de la taille d’une femme en cette « position intéressante ».

France, 1907 : Femme dans la position que l’on est convenu d’appeler intéressante, et qui ne peut guère intéresser qu’elle et les siens.

France, 1907 : Paresseux ou paresseuse, en raison des mœurs nonchalantes de ce reptile, qui reste engourdi tout l’hiver.

Défrusquiner

Ansiaume, 1821 : Déshabiller.

En défrusquinant la falourde engourdie j’ai trouvé le filoche.

anon., 1827 : Déshabiller.

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Déshabiller. Défrusquiner les momes, voler les habits des enfants.

Bras-de-Fer, 1829 : Déshabiller.

Endos

Ansiaume, 1821 : Épaules.

J’ai porsé la falourde engourdie depuis le trimard jusqu’au satou.

Delvau, 1866 : s. m. L’échine du dos, — dans l’argot des voyous.

Rossignol, 1901 : Épaules.

France, 1907 : Échine.

Engourdi

France, 1907 : Cadavre ; argot des voleurs.

Engourdir

d’Hautel, 1808 : Enjôler, flatter, carresser quelqu’un ; l’amener à ses fins par des paroles séduisantes et trompeuses.
Il faut se méfier de cet homme, il ne cherche qu’à vous engourdir. C’est-à-dire, à friponner, à escroquer.

Falourde

Delvau, 1866 : s. f. Le double-six, — dans l’argot des joueurs de dominos. On l’appelle aussi le Bateau à charbon et l’Ami.

Rigaud, 1881 : Double six d’un jeu de dominos.

Rigaud, 1881 : Repris de justice, malfaiteur. — Falourde engourdie, cadavre d’un malfaiteur.

Fustier, 1889 : Réclusionnaire. Argot des malfaiteurs.

Tous ces filous font partie d’une bande parfaitement organisée, embrigadée ; une véritable association avec ses chefs, ses banquiers, ses professeurs dont le maître suprême est un falourde répondant au surnom de Dragon.

(Temps, 1886)

La Rue, 1894 : Malfaiteur. Réclusionnaire. Forçat libéré. Falourde engourdie, cadavre.

Rossignol, 1901 : Imbécile.

France, 1907 : Double six, aux dominos.

France, 1907 : Forçat libéré.

France, 1907 : Imbécile.

Le mond’ qui fait ces questions-là
C’est un’ falourde !
Par hasard, est-c’ qui prendrait la
Femm’ pour un’ gourde ?
Les gringalets qu’on fait su’ l’tas,
Ça nous méprise…
Qu’on soy’ fait’ au plat par un gas,
Vite, on est prise.

(Blédort)

Falourde engourdie

Ansiaume, 1821 : Cadavre.

Il a fallu exbalancer du trimard les falourdes engourdies.

Clémens, 1840 : Cadavre.

Delvau, 1866 : s. f. Cadavre, — dans l’argot des voyous.

Virmaître, 1894 : Un cadavre. Allusion à la rigidité (Argot du peuple).

France, 1907 : Cadavre.

Gourd, de

Delvau, 1866 : adj. Engourdi par le froid, — dans l’argot du peuple.

Rondiner (se)

Ansiaume, 1821 : Boutonner.

Tandis que je le dérondinois, les cognes sont arrivés et m’ont pris sur la falourde engourdie.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique