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Agent

Delvau, 1864 : Celui qui agit : le doigt, le vit ou le fouteur. Ce mot s’emploie aussi pour les sodomites ; le nom d’agent appartient à celui qui encule par opposition au mot patient, donné à celui qui se fait enculer.

Mais en un mot, si Monrose, agent de plein gré, ne devint pas patient avec autant de résignation que le père, c’est que…

(Félicia)

Aimer le goudron

Delvau, 1864 : Aimer s’enculer, soit les femmes, soit les hommes, — ce qui embrène la queue.

Pour Jupiter, façon vraiment divine,
Le con lui pue, il aime le goudron.

(Chanson anonyme moderne)

Alciabidiser

Delvau, 1864 : Agir en pédéraste passif, se laisser enculer — comme Alcibiade par Socrate.

Aller chez le voisin

Delvau, 1864 : Enculer une femme ; se tromper, volontairement ou involontairement, d’endroit.

Tiens… me voilà… Pas comme ça, donc ! Tu va chez le voisin… Laisse-moi te conduire.

(H. Monnier)

Chapeau en goudron (avoir un)

Delvau, 1864 : Enculer un homme ou une femme, ce qui couvre le membre viril d’un brai de vilaine couleur et de plus vilaine odeur.

Dans le trou d’ ton cul faut que j’ m’affalle ;
Tach’de ravaler ton étron,
Pour que je n’ sorte pas d’ici
Avec un chapeau de goudron.

(Alphonse Karr)

Chevaucher à l’antique

Delvau, 1864 : Enculer une femme ou un homme, ce qui est, en somme, la plus logique manière de monter le cheval.

Jaquet, ignorant la pratique
D’Hippocrate et de Gallien,
Chevauchait un jour à l’antique
Margot, que chacun connaît bien.

(Théophile)

France, 1907 : Prendre des plaisirs contre nature, suivant l’usage des Grecs et des Romains :

Jacquet, ignorant la pratique
D’Hippocrate et de Galien,
Chevauchait, un jour, à l’antique
Margot que chacun connait bien.

On dit aussi : cheviller à l’orientale ou carillonner à l’italienne.

Communer sous les deux espèces

Delvau, 1864 : Se dit d’une femme qui se laisse à la fois foutre et enculer par les hommes.

Enculer

Delvau, 1864 : Introduire son membre dans le cul d’une femme, lorsqu’on est sodomite, — ou d’un homme, lorsqu’on est pédéraste.

… Tu venais un soir de m’enculer,
dit Pinolie à Pincecul, dans Serrefesse, parodie de Lucrèce.
Que les chiens sont heureux !
Dans leur humeur badine,
Ils se sucent la pine,
Ils s’enculent entre eux :
Que les chiens sont heureux !

(Parnasse satyrique)

Godefroy, seigneur de Bouillon,
L’encula dans une patache
Qu’il rencontra d’occasion.

(B. de Maurice)

Enculer une femme

Delvau, 1864 : La baiser par derrière au lieu de la foutre par devant, se servir du moule à merde au lieu d’employer le moule à enfants.

Le Russe gamahuche et l’Italien encule.

(L. Protat)

Enfiler une femme

Delvau, 1864 : Comme une perle, avec un bout de pine au lieu d’un bout de fil.

Voudrais-tu m’enfiler, mon petit homme ?

(Henry Monnier)

Si vous ne voulez pas vous laisser enfiler,
Par mon chien aussitôt je vous fais enculer.

(L. Protat)

Leste et gai, j’enfile, j’enfile, j’enfile.

(Béranger)

C’est votre bonne fille
Qu’un infâme paillard honteusement enfile.

(Trotterel)

Je ne m’étonne plus s’il l’a si bien enfilée puisqu’elle est la perle des filles.

(La Comédie des Proverbes)

Votre beauté sans seconde
Vous fait de tous appeler
La perle unique au monde ;
Il faut donc vous enfiler.

(Collé)

Entrouducuter (ou s’)

Delvau, 1864 : Enculer, ou s’enculer mutuellement, entre pédérastes.

Que vont devenir nos talents,
Notre motte dodue
Puisque l’nombre de nos chalands
Chaque jour diminue ?
À se chatouiller,
S’entrouducuter
Chacun ici s’exerce…
De ce maudit Coin
Vite, foutons l’camp :
Au diable le commerce.

(Sultane Rozréa, p. 22.)

Faire le con cocu

Delvau, 1864 : Enculer une femme, ou un homme.

Il déconne et s’adresse au cul,
Puis zeste !… il fait le con cocu,
En et avant merde et foire.

(Parnasse satyrique)

Gars à poil

Delvau, 1864 : Homme qui a des couilles au cul et passe pour un rude jouteur.

… Mon aîné ?… c’est un gars à poil, et qui vous a une vraie pine de famille. Il foutra votre femme, vos deux filles, et vous enculera par-dessus le marché, histoire de dire qu’il a mis un pied chez vous.

(Les Deux Beaux-Pères)

Gentille au dodo (être bien)

Delvau, 1864 : Promesse que vous fait une fille en vous raccrochant ; cela consiste à vous faire jouir comme jamais vous n’avez joui avec aucune femme, soit en vous suçant, soit en vous branlant, soit en se laissant enculer par vous, soit en vous faisant postillon pendant que vous la foutez, — et tout cela pour arriver à vous faire tirer un pauvre petit coup de deux liards qui ne vous remue pas autant que le premier baiser de votre première bonne amie.

Satisfaire son gout

Delvau, 1864 : Baiser une femme, ou enculer un homme, selon qu’on est conformiste ou non conformiste en amour.

Il aime par-dessus tout,
La volupté roturière…
Pour satisfaire son goût
Il faut une couturière.

(Ém. de La Bédollière)

Sodomie, sodomiser

Delvau, 1864 : Enculer une femme — ou un homme.

Sodomise deux coups et deux fois déchargeant,
Il retire du cul deux fois son vit bandant.

(Piron)

Quoi, disent’elles, si les flammes
Sodomites brûlent les âmes,
On ne le fera plus qu’aux garçons.

(Collé)

Peut-être aurait-il trouvé plus à propos de passer pour cocu que pour sodomite.

(Tallemant des Réaux)

Il la quitte alors pour l’engin
D’un franciscain que sodomise
Un prélat…

(B. de Maurice)

Tout Africain est sodomite,
Ainsi l’exige le climat :
On comprend ça.

(Alex. Pothey)

Tendre sa rosette

Delvau, 1864 : Se laisser enculer par un homme.

Tromper d’endroit (se)

Delvau, 1864 : Enculer une femme, au lieu de la baiser, — ce qui peut arriver, la nuit surtout, au plus honnête homme.

Comm’ c’est chaud ! comm’ c’est étroit !
Tiens ! je m’suis trompé d’endroit !
J’ai fait un’ fameus’ bêtise,
Mamselle Lise…

(A. De Calonne)

Se voyant traité d’la sorte,
Il dit qu’il s’est trompé de porte,
El vent m’ fourrer son outil
Dans un trou qu’ j’ai sous le nombril.

(Parnasse satyrique)


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Dictionnaire d’argot classique