d’Hautel, 1808 : Montrer le derrière. Manquer à sa parole ; reculer dans l’exécution d’une affaire après s’y être engagé avec fanfaronnade.
Mettre une chose sens devant derrière. Pour dire à rebours, dans un sens opposé à celui qui convient.
Il a toujours quelques portes de derrière. Se dit d’un homme de mauvaise foi, qui se comporte de manière à ne jamais tenir sa parole.
Faire rage des pieds de derrière. Employer tous les moyens pour venir à bout d’une affaire.
Prendre quelqu’un par derrière. L’attaquer en traître ; le prendre à l’improviste.
S’en torcher le derrière. Locution fort ignoble, qui se dit d’un papier, d’un écrit, d’un acte quelconque dont on ne fait aucun cas, que l’on regarde avec mépris et comme une chose très-peu importante.
Derrière
Macaroner
Bras-de-Fer, 1829 : Découvrir.
Delvau, 1866 : v. a. et n. Agir en traître.
Virmaître, 1894 : Vient de macaron. Macaron dans le peuple veut dire huissier ; dans l’argot des voleurs, il veut dire traître. Il est vrai qu’il n’y a pas grande différence entre les deux. Un voleur est traître en dénonçant ses complices ; un huissier est traître vis-à-vis des malheureux (Argot des voleurs). N.
Macaronner
Ansiaume, 1821 : Se plaindre.
Il n’est pas franc sur son fade, il macaronne toujours.
Vidocq, 1837 : v. a. — Trahir ses camarades.
Halbert, 1849 : Agir en traître.
Rigaud, 1881 : Dénoncer, trahir un camarade, — dans le jargon des voleurs.
France, 1907 : Dénoncer, trahir.
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