Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Barbe (vieille)

Rigaud, 1881 : Et vieille barbe démocratique, pour désigner un vétéran de la démocratie. Raspail a été souvent appelé « vieille barbe » par ses adversaires politiques. Ennemie de toute innovation comme de toute transaction, la vieille barbe repousse l’opportunisme et ne connaît que le catéchisme des républicains de 1818. Elle n’a jamais voulu se laisser raser par aucun des gouvernements qui se sont succédé depuis cette époque.

M. Madier-Montjau lutte comme une vieille barbe qu’il est, à coups de théories déclamatoires.

(Figaro du 21 janvier 1879)

Vieille barbe est synonyme de ganache.

Invitez là tous les fossiles
Remis à neuf et rempaillés
Les vieilles barbes indociles,
Fourbus, casses, crevés, rouilles.

(Le Triboulet, du 29 fév. 1880)

C’est encore ce vieux père Blanqui, qui sera toujours le modèle des vieilles barbes.

(Le Triboulet, du 6 juin 1880)

Empaillé

Delvau, 1866 : s. m. Imbécile, homme sans valeur, — dans l’argot des faubouriens. Ils disent souvent aussi : Il est à empailler !

Rigaud, 1881 : Homme gauche.

Virmaître, 1894 : Imbécile qui ne remue pas plus que s’il était empaillé dans une vitrine du Musée zoologique (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 : Imbécile, bon à rien.

Hayard, 1907 : Naïf, simple.

France, 1907 : Homme lent, lourd, de peu d’intelligence et de peu d’énergie.

Mouf

Fustier, 1889 : Abréviation de Mouffetard. La rue Mouf, la rue Mouffetard.

Le garçon du marchand de vin d’à côté secouait un panier à salade et quelques gouttes d’eau atteignirent le front de la jeune fille qui se retourna et s’écria avec une voix de rogomme et le plus pur accent mouf-mouf : Ah ! mince… tu pourrais donc pas secouer tes pissenlits d’équerre, espèce ed’mastroc empaillé !

(Clairon, 1882)

France, 1907 : Abréviation de Mouffetard, l’un des quatiers les plus pauvres et les plus populeux de Paris. Tribu des Beni-Mouf, habitants du quartier Mouffetard ; champagne mouf, breuvage composé d’oranges pourries ramassées sur les tas d’ordures et dont font usage les chiffonniers. Les oranges, après avoir été lavées, sont jetées dans un baril plein d’eau où elles fermentent pendant plusieurs jours, on y ajoute de la cassonnade, on met le liquide en bouteilles, et après plusieurs jours il n’est pas plus mauvais que certains vins vendus sous le nom de champagne. C’est le cliquot du pauvre.

Ruelle aux vesses

Rigaud, 1881 : Derrière. L’étymologie n’a pas besoin d’être expliquée.

Un tas de raulles empaillés, qui ne valent seulement pas un coup de botte dans la ruelle aux vesses !

(Le Père Duchêne, 1879)

France, 1907 : Le périnée.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique