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Emboucaner

Rigaud, 1881 : Sentir mauvais.

La Rue, 1894 : Puer. Agacer, irriter. S’emboucaner, s’ennuyer.

Rossignol, 1901 : Puer, sentir mauvais.

France, 1907 : Ennuyer, agacer.

France, 1907 : Sentir mauvais, puer le bouc.

Elle (Jeanne d’Arc) devait avoir, non le roseau que les sculptures nous montrent, mais une épée pesante, de trente livres, suspendue à son poing paysan. Aucune étoffe de soie : la bure des moines. Rien des parfums qui amollissent ; emportée à grand galops fous, l’aisselle ruisselante sous ses rouges bras tournoyants, elle devait emboucaner, puer l’action, rouler autour d’elle l’épaisse odeur enivrante d’un sexe vierge et des militaires fatigués.

(Georges d’Esparbès)

Emboucaner (s’)

Fustier, 1889 : S’ennuyer. Argot des voyous.

Vif (faire le)

France, 1907 : Se dit des ouvrières en plumes qui maquillent les têtes et les ailes d’oiseaux.

S’il est un turbin où les femmes sont salement exploitées, c’est sûrement dans les fleurs et les plumes.
Les boîtes où se fignolent les panaches que les catins de la haute se collent sur la tronche sont d’infects foyers de mort. Les pauvrettes qui, pendant dix heures consécutives, turbinent dans ces ateliers respirent la poison à pleins poumons ; les plus à plaindre sont celles qui font ce qu’on appelle le vif, c’est-à-dire celles qui maquillent des ailes ou des têtes d’oiseaux, car des restants de peau y adhérent encore et ça emboucane salement.

(Le Père Peinard)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique