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Plaquer le boulot

France, 1907 : Abandonner le travail ; quitter l’atelier.

Pour ça, l’autre matin, les ouvriers d’un grand bagne ont plaqué le boulot. Illico, d’un bout de l’Angleterre à l’autre, les patrons ont fichu sur le pavé le quart de leurs ouvriers. Sans barguigner, du tac au tac, les mécaniciens ont alors proclamé la grève générale.

(Le Père Peinard)

Tac au tac (du)

France, 1907 : Instantanément, vivement. Riposter du tac au tac, répondre immédiatement.

— Vous me citiez l’Évangile ; je fais appel, moi, aux Pères de l’Église, et vous réponds du tac au tac avec saint Jérôme, que « tout possesseur d’une grande fortune est un voleur ou l’héritier d’un voleur ». Et ne m’objectez pas que saint Jérôme est mort il y a quinze cents ans, car il est de notre temps comme du sien, bien pis encore.

(Albert Cim, Émancipées)

Tatouille

Delvau, 1866 : s. f. Coups donnés ou reçus, — dans l’argot des faubouriens.

Rigaud, 1881 : Grêle de coups.

France, 1907 : Défaite, pour ratatouille, bouillie.

Figurez-vous que cette tatouille d’Iéna, en 1806, fut déjà elle-même une « revanche ». Il n’y a que cela, des « revanches », dans la vie militaire du roseau pensant. Qui n’est pas vaincu est vainqueur, et ça recommence ! Donc la tatouille d’Iéna (1806) était une réplique du tac au tac à une autre tatouille, intitulée Rosbach, que Le Dieu des armées, toujours distrait, nous avait flanquée en 1757, un 5 novembre, soit quarante-neuf autres années auparavant. À preuve que le grand Napoléon, quand il entra plus tard dans Berlin, sur son cheval blanc, fit démolir une colonne érigée à la commémoration insolente de ladite précédente tatouille.

(Émile Bergerat)

Grêle de coups.

Alors, avec un galbe époilant, sans même se donner la peine de retrousser leurs manches, les deux prolos administrèrent aux poulards une de ces tatouilles qui font époque dans l’existence d’un policier.

(Le Père Peinard)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique