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Mettre du beurre dans les épinards

France, 1907 : Améliorer une chose. « Ah ! mille dieux, serons-nous toujours assez andouilles pour attendre que la Providence gouvernementale mette du beurre dans les épinards ?
Pourquoi ne pas comprendre que tout ce qu’elle peut faire est un emplâtre sur jambe de bois ? »

(Le Père Peinard)

Pipe (c’est bon dans la)

Rigaud, 1881 : Ça augmente le bien-être, ça améliore la situation, — dans le jargon des troupiers. C’est l’équivalent militaire du : Ça met du beurre dans les épinards.

Troubade

Delvau, 1866 : s. m. Apocope de Troubadour.

France, 1907 : Fantassin ; apocope de troubadour.

— Je suis un ancien troubade. Je me souviens qu’au régiment, où la jeunesse inconsidérée est falsifiée dans la perversité par la passion effrénée du sexe, je me souviens que quand nous quittions une garnison numéro un pour quelque sale numéro cent, une chose mettait du beurre dans les épinards : laisser les anciennes avec les marmites de rebut. Nous disions : « Ouf ! Ouf ! au kilo de moins sur le dos. » Les remplaçantes ne valaient pas mieux, c’est sûr, mais c’était du nouveau. Eh ! nous sommes tous organisés dans les mêmes règlements vitaux. C’est la nature de l’homme ! Tous même pâte, n’y a que le pétrin qui diffère.

(Hector France, Marie Queue-de-Vache)

C’était hier un simple troubade,
L’égal du dernier tourlourou,
Mais aujourd’hui, de par son grade,
Il a le droit de fiche au clou
Quand il commande, sa voix pleine
Dans le décor ne fait pas mal ;
Bref, il a deux galons de laine,
V’là c’que c’est que d’êtr’ caporal !

(Griolet)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique