Virmaître, 1894 : Souhait d’un gendre à sa belle-mere féroce ou à une femme crampon (Argot du peuple). N.
France, 1907 : « C’est, dit Ch. Virmaître, le souhait d’un gendre à sa belle-mère ou d’un mari à une femme crampon. »
Cent pieds de merde (je voudrais te voir dans)
Virmaître, 1894 : Souhait d’un gendre à sa belle-mere féroce ou à une femme crampon (Argot du peuple). N.
France, 1907 : « C’est, dit Ch. Virmaître, le souhait d’un gendre à sa belle-mère ou d’un mari à une femme crampon. »
Débrouillard
Rigaud, 1881 : Celui que rien n’embarrasse, qui sait toujours se tirer d’affaire.
Un grand garçon, ancien militaire, excuirassier de Reischoffen, très honnête et très débrouillard, comme on dit au régiment.
(Figaro du 17 juillet 1877)
Ils étaient jeunes, bien tournés, débrouillards.
(Vicomte Richard, Les Femmes des autres)
Virmaître, 1894 : Individu qui sait se débrouiller au milieu des ennuis de la vie et qui en sort victorieux. On emploie, dans les ateliers, cette image caractéristique, mais peu parfumée :
— Il sortirait de cent pieds de merde (Argot du peuple).
Rossignol, 1901 : Celui qui sait se débrouiller pour sortir des mauvaises passes de la vie.
Hayard, 1907 : Arriviste.
France, 1907 : Homme actif, entreprenant, qui a de l’initiative et sait tirer parti de tout.
J’en sais qui, par traité, sont forcés de livrer deux romans par an à un éditeur, moyennant quoi l’autre leur fournit les moyens de dîner ; deux romans, vous entendez, sept cents pages, avec des descriptions, de la psychologie, de la pensée, le meilleur d’eux-mêmes.
Et ce sont les favorisés, les débrouillards, au-dessous desquels s’agitent ceux qui sont sans éditeur, sans journal, sans rien que leur papier blanc, leurs idées et leur obscurité, dont personne ne veut…
(F. Vandérem)
M. Bourgeois est un jeune dans toute l’acception du mot, puisqu’il n’a encore que quarante ans, et la chose parait à peine croyable quand on considère son brillant passé administratif. En même temps, c’est un débrouillard, possédant au service d’une intelligence hors ligne une faculté de travail infatigable.
(Écho de Paris)
Un jeune Anglais, établi depuis peu à Paris, se présente dans les bureaux d’un grand journal pour demander à faire du reportage.
Le directeur lui pose les questions d’usage :
— Avez-vous déjà écrit ?… Et, enfin, êtes-vous débrouillard ?
— Oh ! oui, monsieur, des brouillards… de la Tamise.
Merde
d’Hautel, 1808 : De la merde à Marie-Gaillard, ou du prince d’Orange. Les écoliers apellent ainsi une espèce de mélasse, que les épiciers vendent en cornet, et dont ils sont très-friands.
Merde. Mot ignoble et grossier, dont le bas-peuple se sert dans un sens négatif ; pour dire qu’ou ne se soumettra pas à une chose que l’on exige.
Plus on remue la merde plus elle pue. Signifie qu’il ne faut pas approfondir une matière dégoûtante, une affaire déshonnête.
Aux cochons la merde ne pue pas. Pour dire que l’on peut parler de choses sales, devant les personnes malpropres, ou d’une condition vile.
Un maître de merde, un auteur de merde. Expression basse et injurieuse, pour dire qu’on ne fait nil cas de son maître, d’un auteur, d’une personne quelconque.
On dit ignoblement, et par mépris, d’un homme brusque et grossier, d’un butord, qu’il est poli comme une poignée de merde.
Larchey, 1865 : « Mot ignoble et grossier dont le bas peuple se sert dans un sens négatif. » — d’Hautel, 1808. — V. Cambronne. — Merde : Homme mou, sans consistance. — Merde alors ! Exclamation destinée à peindre une situation critique, un accident funeste. Elle peut se traduire ainsi : Alors, voici le moment de crier merde.
Delvau, 1866 : s. f. Homme sans consistance, sur lequel il n’y a pas moyen de compter dans les circonstances graves.
Rigaud, 1881 : Exclamation qui sert à désigner le nec plus ultra de l’indignation ou de la colère, ou du découragement. (Voir les Misérables de V. Hugo.)
Rigaud, 1881 : Le fond de la langue française parlée par le peuple des faubourgs qui a toujours ce mot plein la bouche.
Rigaud, 1881 : Personne faible de caractère.
Virmaître, 1894 : À bout d’argument, dans le peuple, on dit :
— Merde, est-ce français ?
C’est-à-dire : Me comprends-tu ?
Ce à quoi on répond :
— Goûtes tes paroles.
— Tu peux te retourner et te mettre à table.
— S’il pleuvait de la merde et que chacun en ait suivant son grade, t’en aurais un rude paquet, car tu es le colonel des imbéciles (Argot du peuple). N.
Merdivore
France, 1907 : Mangeur de merde. Certains insectes sont merdivores.
Torcher le cul de merde (se)
Virmaître, 1894 : Ce n’est pas le comble de la propreté, mais cette expression caractéristique dit bien le peu de cas que l’on fait de quelqu’un et combien on le méprise (Argot du peuple).
Valoir son pesant de moutarde
Rigaud, 1881 : Expression employée pour apprécier, en riant, un propos idiot, une excentricité, line chose ridicule, une personne grotesque. — Il vaut son pesant de moutarde. Les gens tout à fait sans façon disent : Valoir son pesant de merde.
France, 1907 : Ne rien valoir.
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