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Être dans le lac

Rossignol, 1901 : Être fichu, ne plus rien avoir à espérer.

Faire du clinc

France, 1907 : Même sens que faire de l’œil.

— Oui, vous rigolez, vous autres… Moi, me v’là dans le lac… Pas un rond, pas un pétard, pas un radis, pas un maravédis ! Alors, quoi ? Va falloir que je fasse du clinc (et elle faisait de l’œil) aux gens qu’a du pognon ! Eh ! la mère, passe-moi le voile de l’innocence !

(Jean Ajalbert)

Lac (être dans le)

La Rue, 1894 : Être pris, perdu, tomber dans l’embarras ou dans la misère.

Virmaître, 1894 : Être pendu. L. L. Être dans le lac, c’est ne plus rien avoir à espérer, être aussi bas que possible. Lac, ici, est synonyme de lacet, être enlacé, pris par la misère, enserré dans les filets d’une femme ou d’un usurier, comme le pauvre oiseau dans le lac du braconnier (Argot du peuple). N.

Hayard, 1907 : Être perdu, roulé.

France, 1907 : Se trouver dans l’embarras, la gêne. Mettre dans le lac, perdre son argent.

Un ponte perd un louis à la roulette.
— Allons, dit-il d’un air résigné, encore vingt francs dans le lac !

Sable (être sur le)

Rigaud, 1881 : Être en disponibilité, dans le régiment des souteneurs. Allusion aux poissons qui ne sont pas précisément à leur aise sur le sable.

La Rue, 1894 : Être dans la misère. Se dit aussi du souteneur qui a perdu sa marmite.

France, 1907 : Être dans la misère ; même sens qu’être dans le lac ; argot des souteneurs.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique