Hayard, 1907 : Démarquer.
Demarcouser
Démarquer
France, 1907 : Changer le texte d’un article tout en en conservant le fond.
Démarquer le linge
Rigaud, 1881 : Se parer des plumes, non, de la plume d’un confrère en journalisme.
Démarqueur de linge
Rigaud, 1881 : Journaliste qui s’approprie l’article d’un confrère en changeant quelquefois un peu la rédaction. Par laconisme on dit démarqueur.
M. de P. est ce qu’on peut appeler un de nos bons démarqueurs.
(H. de Villemessant, Figaro du 6 août 1877)
Dans une autre acception, démarqueur sert à désigner celui qui ôte les marques d’un objet dans un but de tromperie ou de vol. (Littré, Supplément au Dict. franc.)
Virmaître, 1894 : Homme de lettres qui pille ses confrères sans façon. Démarquer un article de journal : changer simplement les phrases. Allusion aux voleurs qui démarquent le linge avant de le bazarder au fourgat (Argot du peuple).
France, 1907 : Plagiaire.
Démorfillage
Rigaud, 1881 : Action de démarquer une carte, c’est-à-dire enlever les signes, traits d’ongles, points de repère que les grecs font aux cartes qu’ils veulent reconnaître.
Je vas leur z’y en coller du démorfillage.
(A. de Caston, Les Tricheurs)
France, 1907 : Action de faire disparaître le marquage d’une carte.
Démorfiller
Rigaud, 1881 : Démarquer une carte, — dans le jargon des grecs.
France, 1907 : Enlever la trace indicatrice d’une carte morfillée ; argot des grecs.
Détaroquer
Vidocq, 1837 : v. a. — Démarquer, enlever la marque de l’épaule, du linge.
Larchey, 1865 : Démarquer (Vidocq). — Du vieux mot taroter : marquer. V. Roquefort.
Delvau, 1866 : v. a. Démarquer du linge, — dans l’argot des voleurs, qui ont bien le droit de faire ce que certains vaudevillistes font de certaines pièces.
Rigaud, 1881 : Démarquer, — dans l’ancien argot des grecs ; c’est, mot à mot : effacer les marques des tarots.
La Rue, 1894 / France, 1907 : Démarquer le linge.
Liquette
Rigaud, 1881 : Chemise. — Décarrer le centre des liquettes, démarquer du linge. Mot à mot : faire sortir le nom des chemises.
La Rue, 1894 : Chemise.
Virmaître, 1894 : V. Limace.
Rossignol, 1901 / Hayard, 1907 : Chemise.
France, 1907 : Chemise. On dit aussi limace. Décarrer le centre d’une liquette, démarquer une chemise.
— Mais encore, le peu que vous gagnez, pourquoi ne pas le garder, quand ce ne serait que pour vous acheter des robes, des chapeaux ?
— Et Bibi, alors, il irait en liquette… pardon, en chemise ?
(Montjoyeux)
Ce qu’on en sue des liquettes le long des sillons ! Ah ! malheur ! Et pendant ce temps, si on pouvait au moins s’enfiler de bons morceaux et se gargariser la dalle de picolos généreux et veloutés.
(Le Père Peinard)
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