Halbert, 1849 : Déchargé.
Défargué
Défarguer
Clémens, 1840 : Se débarrasser d’objets suspects.
Delvau, 1866 : v. n. Pâlir. — dans l’argot des voleurs, pour qui farguer c’est rougir.
La Rue, 1894 : Pâlir. Céder. Se débarrasser. Défargueur, plaideur. Témoin à décharge.
Virmaître, 1894 : Les joueurs disent cela d’une carte qui les gêne. Au polignac il se défarguent du valet de pique (Argot des voleurs). N.
Virmaître, 1894 : Pâlir.
Le parrain fargue,
Le bêcheur défargue.
dit une vieille chanson (Argot des voleurs).
Rossignol, 1901 : Décharger quelqu’un d’un fardeau ou de charges qui pèsent contre lui, c’est le défarguer. Le contraire de farguer. Le ministère public fargue et l’avocat défargue son client des faits compromettants. Décharger quelqu’un d’un colis est le défarguer. Celui qui se débarrasse d’objets compromettants se défargue. Un voleur qui reconnaît être seul l’auteur de vols qu’on lui reproche défargue son complice.
France, 1907 : Céder. En terme de joueur, c’est se débarrasser d’une carte qui gêne.
France, 1907 : Pâlir ; être acquitté.
— Vous avez changé, mon pauvre vieux. Je vous trouvé défargué. Vous avez du trimard ? Dégoisez, je suis votre homme.
(Hector France, La Taverne de l’Éventreur)
Défarguer (se)
M.D., 1844 : Déposer les objets dont on est porteur.
Hayard, 1907 : Se décharger au détriment d’un complice.
Défargueur
Larchey, 1865 : Témoin à décharge. — Du vieux mot fardage : fardeau. V. Roquefort.
Delvau, 1866 : s. m. Témoin à décharge, assez maître de lui pour mentir sans rougir.
France, 1907 : Témoin à décharge.
Défargueur, -euse
Vidocq, 1837 : s. Témoin à décharge.
Palabre
Delvau, 1866 : s. m. Discours ennuyeux, prudhommesque, — dans l’argot du peuple, qui a emprunté ce mot aux marins, qui l’avaient emprunté à la langue espagnole, où, en effet, palabra signifie parole.
Virmaître, 1894 : Discours ennuyeux, prudhommesque. Palabra, en langue espagnole, signifie parole, il est vrai, mais ce n’est pas le sens dans le langage populaire. Palabre trembleuse : figure de bourgeois qui tremble à propos de rien, qui a peur de son ombre, qui se cache au moindre bruit. Palabre signifie figure :
— Le biffard a tellement la frousse que sa palabre défargue (Argot du peuple). N.
Hayard, 1907 : Discours ennuyeux.
France, 1907 : Paroles oiseuses, discours longs, pompeux, inutile ; de l’espagnol palabra, parole. On appelle palabre une conférence avec un roi nègre où l’on dépense inutilement beaucoup de paroles. C’est aussi les présents que les commerçants offrent à ces chefs de villages que nous appelons rois, pour les amadouer et se maintenir en bonne intelligence avec eux.
Écoutez-les : les mots sont changés, mais foutre, grattez l’écorce des palabres et, au-dessous, vous dégotterez la substance léthargique et vénéneuse que, de tous temps, ont utilisé les prêtres et les gouvernants de tout poil.
(Le Père Peinard)
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