Larchey, 1865 : Pain.
En cette piolle
On vit chenument ;
Arton, pivois et criolle
On a gourdement.
(Grandval, 1723)
La Rue, 1894 : Pain. Arton savonné, pain blanc. Arton brutal, pain noir.
Artie, arton
Larchey, 1865 : Pain.
En cette piolle
On vit chenument ;
Arton, pivois et criolle
On a gourdement.
(Grandval, 1723)
La Rue, 1894 : Pain. Arton savonné, pain blanc. Arton brutal, pain noir.
Crie ou criolle
Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Viande. Morfiler la criolle, manger de la viande.
Crie, criolle
anon., 1827 / Halbert, 1849 : De la viande.
Larchey, 1865 : (Vidocq). — Viande. V. Artie.
Crigne
Clémens, 1840 / M.D., 1844 / un détenu, 1846 : Viande.
Delvau, 1866 : s. f. Viande, — dans l’argot des voleurs et des filles. Ne serait-ce pas une contraction de carogne, mot dérivé du latin caro ? D’un autre côté, je trouve crie et criolle dans le dictionnaire d’Olivier Chéreau, et Bouchet lui donne la signification de Lard. Auquel entendre ?
Rigaud, 1881 : Viande, — dans l’ancien argot.
La Rue, 1894 : Viande. Crignolier, boucher.
Virmaître, 1894 : Viande dure comme une vieille semelle (Argot des voleurs) V. Bidoche.
Rossignol, 1901 : La viande dure ou mauvaise est de la crigne.
Criolle
France, 1907 : Viande. Morfiler de la crignole, manger de la viande.
Criollier, crinolier
France, 1907 : Débitant de criolle, boucher. Autre forme de crignolier.
Piolle
anon., 1827 : Cabaret, taverne.
Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Cabaret.
Bras-de-Fer, 1829 : Cabaret, taverne.
Vidocq, 1837 : s. f. — Taverne, auberge du dernier rang.
(Le Jargon, ou Langage de l’Argot moderne)
Vidocq, 1837 : s. f. — Chambre. Terme des Camelots et voleurs de campagne.
un détenu, 1846 : Maison.
Rigaud, 1881 : Cabaret. — Hôtel garni à la nuit, — dans le jargon des voyous. — Piollier, piollière, cabaretier, cabaretière, logeur à la nuit.
France, 1907 : Même sens que piaule et piole.
Fanandels, en cette piolle
On vit chenument ;
Arton, pivois et criolle,
On a gourdement,
Pitanchons, faisons riolle
Jusqu’au jugement.
(Nicolas R. de Grandval)
Riffauder
Ansiaume, 1821 : Brûler.
Il est gerbé à vioc pour avoir riffaudé les paturons à un messière.
Vidocq, 1837 : v. a. — Brûler, chauffer.
Clémens, 1840 : Incendier.
Larchey, 1865 : Brûler. V. Flacul. — Rifle : Feu flamme. — V. Coquer.
Je remouche au coin du rifle un sinve qui roupillait. J’ai sondé dans ses profondes.
(Vidocq)
Delvau, 1866 : v. a. Incendier, brûler.
Virmaître, 1894 : Brûler. Riffaudante : flamme. Une vieille chanson qui date au moins de cinquante ans, bien connue des voleurs, dit :
L’autre jour, fumant ma bayadaise,
Je rifflaudais, la fumant dans un coin.
Rifflauder voudrait donc dire sommeiller (Argot des voleurs).
France, 1907 : Allumer, incendier, chauffer, cuire. Riffauder la criolle, cuire la viande. Se riffauder, se chauffer. Riffauder un cheval, un chien, le fouetter.
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