Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Carfouiller

Fustier, 1889 : Fouiller jusqu’au fond, dans tous les sens.

Il délibéra longtemps avec lui-même pour savoir… s’il lui carfouillerait le cœur avec son épée ou s’il se bornerait à lui crever les yeux.

(Figaro, 1882)

France, 1907 : Percer profondément. Carfouiller un pante d’un coup de surin.

Faire chibis, faire un peigne

La Rue, 1894 : Se sauver de prison. Faire des yeux de hareng. Crever les yeux.

Faire des yeux de hareng

Delvau, 1866 : v. a. Crever les yeux à quelqu’un, — dans l’argot des voleurs.

Rigaud, 1881 : Crever les yeux à quelqu’un, — dans le jargon des voleurs.

France, 1907 : Crever les yeux de quelqu’un.

Faire des yeux de harengs

Virmaître, 1894 : Crever les yeux à quelqu’un au moyen d’un coup bien connu des voleurs. Allusion à l’œil vide du hareng quand il arrive des ports de mer sur nos marchés (Argot du peuple).

Fourchette

d’Hautel, 1808 : La fourchette du père Adam. Pour dire les doigts.
Il se sert de la fourchette du père Adam. Se dit en plaisantant de quelqu’un qui prend la viande avec ses doigts, ce qui est incivil et malpropre.
La fourchette de l’estomac. Pour dire le bréchet.

Halbert, 1849 : Doigts de la main.

Larchey, 1865 : Homme de grand appétit, sachant bien jouer de la fourchette.

Larchey, 1865 : Réunion des doigts de la main (Bailly).

Delvau, 1866 : s. f. Baïonnette, — dans l’argot des soldats. Travailler à la fourchette. Se battre à l’arme blanche.

Delvau, 1866 : s. f. Mangeur, — dans l’argot des bourgeois. Belle fourchette ou Joli coup de fourchette. Beau mangeur, homme de grand appétit.

Rigaud, 1881 : Baïonnette, — dans le jargon des troupiers. — Fourchette du père Adam, les doigts. — Se servir de la fourchette du père Adam, manger avec les doigts.

Rigaud, 1881 : Voleur à la tire.

Merlin, 1888 : Voyez Déjeuner.

La Rue, 1894 : Voleur à la tire. Mangeur. Doigt. Donner le coup de fourchette, crever les yeux avec deux doigts écartés.

Virmaître, 1894 : Voleur à la tire. Allusion à ce que les voleurs qui ont cette spécialité, ne se servent que des deux doigts de la main droite qui forment fourchette pour extraire les porte-monnaies des poches des badauds (Argot des voleurs). N.

Rossignol, 1901 : Pick-pocket.

France, 1907 : Baïonnette, sabre. Déjeuner à la fourchette, aller se battre au sabre ou à l’épée.

Quinquets

Vidocq, 1837 : s. m. — Yeux.

Delvau, 1866 : s. m. pl. Les yeux, — dans l’argot des faubouriens. Belle paire de quinquets. Yeux émerillonnés. Allumer ses quinquets. Regarder avec attention. Éteindre les quinquets. Crever les yeux.

Rigaud, 1881 : Yeux. Allumer ses quinquets, regarder.

La Rue, 1894 : Yeux. Quinquets de verre, lunettes.

Rossignol, 1901 / Hayard, 1907 : Yeux.

France, 1907 : Yeux.

À Bayonne, il y avait, tout près de la cathédrale, rue Contrescarpe, le 32, dont on renouvelait le personnel chaque mois, des petites Espagnoles qui sortaient de nourrice, avec des dents de chien, des accroche-cœurs aussi noirs que leurs sacrés quinquets. Ça ne parlait pas français, mais ça travaillait consciencieusement.

(René Maizeroy)

De la femme du cantinier
J’ai vu les jolis quinquets…
Il n’est pas un seul troubade
De n’importe quelle escouade
Qui n’ait vu les beaux quinquets
De la femme du cantinier.

(Chant de route)

Allumer ses quinquets, regarder attentivement. Éteindre les quinquets, fermer les yeux, dormir. Faux quinquets, lunettes. Avoir une paire de quinquets, avoir des yeux brillants.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique