France, 1907 : Petit croc dont on se sert pour tirer d’entre les roches les crabes, homards, oursins et autres crustacés.
Gasfot
Gueux (le)
Rigaud, 1881 : Le froid, — dans le jargon du peuple. Le gueux pince dur ; le gueux pince comme un crabe.
Pouillard
Delvau, 1866 : s. m. Dernier perdreau d’une couvée ou dernier levraut d’une portée. Argot des chasseurs.
France, 1907 : « Les pouillards — en patois de Dieppe — sont de pauvres bougres, généralement des vieillards, quelques-uns à demi morts, tous malingreux et marmiteux, mais capables quand même de tirer sur le câble de halage. Chacun d’eux, pris à part, est débile et à peine en état de se traîner lui-même. Mais, quand ils sont une douzaine où une quinzaine ensemble, tous attelés au câble, ce chapelet de crabes estropiés suffit à tirer dans le goulet le bateau qui veut entrer au port ou en sortir sans voiles. »
(Jean Richepin)
En dédommagement de leurs fatigues, les pouillards ont la jouissance d’une baraque sur la jetée de Dieppe, où ils peuvent se mettre à l’abri et, en plus, d’une certaine quantité de houille pour s’y chauffer pendant l’hiver.
France, 1907 : Le plus jeune perdreau ou le plus jeune levreau d’une portée ; argot des chasseurs.
Veau de lune
France, 1907 : Imbécile, double sot.
Quand, obliquement, tel un crabe,
Mon proprio chez moi vient choir,
Voici ce qu’à ce vieux crabe,
Sans en omettre une syllabe,
Je lui passe avec le crachoir :
« N’ai-je pas pour toi, veau de lune,
Assez dépeuplé mon gousset ?
Et comment ferai-je si, thune
Par thune, tu prends ma fortune,
Pour aller boire chez Pousset ? »
(Raoul Ponchon)
Argot classique, le livre • Telegram