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Barbizet

France, 1907 : Souteneur.

Magnette excitait par sa crânerie une admiration que rehaussait encore la renommée de son bon cœur et de sa probité, on le donnait pour exemple aux barbizets qui débutaient dans la carrière.

(Oscar Méténier)

Crâner

Rigaud, 1881 : Faire le rodomont.

Rossignol, 1901 : Faire le malin.

Tu n’as pas besoin de crâner, parce que tu as quatre sous dans ta poche.

France, 1907 : Faire le fanfaron, le poseur.

Crâneur

Delvau, 1866 : s. m. Homme audacieux, ou plutôt fanfaron d’audace. Faire son crâneur. Parler ou marcher avec aplomb, comme un homme qui ne craint rien.

Rossignol, 1901 : Celui qui crâne. Avoir l’air indifférent d’une chose qui fait de la peine, s’en moquer, c’est crâner.

Tu fais le malin parce vue vous êtes deux contre moi ; si tu étais seul, tu ne serais pas si crâneur.

Hayard, 1907 : Vantard.

France, 1907 : Fanfaron.

Fleur de macadam

Fustier, 1889 : Fille galante qui bat le trottoir.

Encore eût-elle (madame de Metternich) éclipsé cette fleur de macadam par la crânerie de sa désinvolture.

(Événement, 1880)

Poser un factionnaire

France, 1907 : Laisser un souvenir…

En un lieu écarté
Où, pour se mettre à l’aise, ou à la liberté.

À propos de ce genre de factionnaires, le commandant A. Longuet raconte dans ses Méditations de caserne une crânerie entre des milliers que nos soldats firent pendant la guerre d’Espagne. Il s’agit d’un sous-officier du 6e léger. « Ce régiment passait en vue des avant-postes anglais ; un sergent quitte la colonne, et s’avance à portée de pistolet d’une vedette. Il met sac à terre, tourne le dos à l’ennemi, et prend cette position où les genoux sont plus élevés que la partie sur laquelle on s’assoit. L’Anglais, irrité d’un pareil outrage, arrive au galop, croyant avoir bon marché du provocateur. Celui-ci se redresse, toutes voiles déployées, et, sans bouger un pied, fait face en arrière par le haut du corps, ajuste et couche le cavalier ; puis il continue… son factionnaire. »

Rallié

France, 1907 : Personne nouvellement ralliée à la république.

Les ralliés lâchent allègrement le vieux shako de la monarchie et se coiffent du bonnet phrygien, qu’ils portent incliné sur l’oreille pour mieux accuser la crânerie de leurs nouvelles convictions.

(A. Maujan)


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